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Les communistes débattent, construisent une alternative politique de gauche

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Lutte contre le système prostitutionnel et pénalisation des clients, Frédéric Tribuiani*

L’analyse des fondements de la proposition de loi montre qu’elle peut être positive si elle s’accompagne des moyens nécessaires, en particulier en matière de réinsertion.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France soutient une approche abolitionniste de la prostitution, tout en refusant de l'interdire purement et simplement. Plutôt que d'interdire la prostitution, le but était de la décourager en la plaçant à côté du droit. Aujourd'hui, les auteurs de la proposition de loi relative à la lutte contre le système prostitutionnel estiment que la prostitution est une violence dont les victimes sont avant tout les personnes prostituées elles-mêmes. Cette approche est cependant contestée par certains, dont les clients, mais aussi quelques prostituées et notamment le Syndicat du travail sexuel (STRASS), organisation non-représentative et notoirement critiquée par les organisations progressistes. Dans tous les cas, force est de reconnaître que les personnes prostituées sont majoritairement des femmes (80%), que les clients sont quasi-exclusivement des hommes (99%) et que cette répartition extrêmement sexuée des rôles révèle un problème d'égalité entre les hommes et les femmes.
Le principal problème quant à la prostitution est qu'il s'agit d'un phénomène très mal connu. Les statistiques sur le sujet sont peu nombreuses, très contestées et très contestables. En effet, les données disponibles en France sont principalement des estimations pouvant varier de 1 à 40 selon les sources. Il semble ainsi difficile de prendre une position sans données objectives. Cepen­dant, il semble que les personnes prostituées victimes de réseaux de traite des êtres humains soient de plus en plus nombreuses et qu'elles surpassent largement en nombre les « traditionnelles », celles qui travaillent à leur propre compte. Or, tous et toutes sont évidemment favorables à une lutte vigoureuse contre ces réseaux, non seulement car il s'agit d'esclavage, mais aussi car la force de ces multinationales du sexe tarifé  permet de casser les prix.

Incriminer l'offre de prostitution par le racolage ou la demande par la pénalisation du client
Or, la lutte contre les réseaux de traite peut passer efficacement par la pénalisation de la prostitution. En effet, la majorité des prostituées en sont victimes et l'achat d'actes sexuels constitue leur principale source de revenus. Ainsi, l'interdiction pénale de la prostitution, ou de l'un des actes nécessaires à la « passe », permettrait de lutter à la fois contre la violence que constitue pour certains la prostitution, et que constitue pour tous la traite des êtres humains. Ce mécanisme consistant à incriminer un comportement qui, a priori, n'est pas nuisible pour éviter un comportement nuisible est ce qu'on appelle un « délit obstacle ». À titre d'exemple, on incrimine l'excès de vitesse non parce que c'est un comportement nuisible en soi, mais pour faire baisser la vitesse sur les routes et ainsi réduire les accidents.
Si la France semble avoir choisi l'approche du « délit obstacle », deux solutions s'opposent encore aujourd'hui : incriminer l'offre de prostitution par le racolage ou la demande par la pénalisation du client. Depuis 1939, le racolage actif, c'est à dire le fait d'inciter publiquement autrui à des relations sexuelles en échange d'une rémunération, est pénalement sanctionné. En 2003, la même incitation mais par une attitude passive est punie de la même manière. Ces dispositions ont pour but de permettre l'appréhension des personnes prostituées par les forces de l'ordre afin de les inciter à sortir de la prostitution et à témoigner contre les proxénètes et réseaux de traite. Cepen­dant, il s'avère que cette disposition n'a permis que très peu de dénonciations car la plupart du temps, les prostituées préfèrent se taire de peur de représailles ou ne savent rien de leurs esclavagistes. De plus, les juridictions pénales sont réticentes à condamner une personne qui n'a eu qu'une attitude passive. Le problème est que, même si la répression judiciaire est très faible, le délit de racolage étant puni d'une peine d'emprisonnement, les forces de l'ordre peuvent placer une personne suspectée d'être prostituée en garde-à-vue. Ainsi, cette disposition a surtout favorisé une migration prostituée à l'écart des quartiers chics voire en dehors des agglomérations, les mettant ainsi hors de portée des forces de l'ordre censées les protéger et des associations qui souhaitent les aider. Enfin, en cas d'agression, la victime, dès lors qu'elle est prostituée, doit, lors du dépôt de sa plainte, avouer avoir commis un délit.
La proposition de loi relative à la lutte contre le système prostitutionnel a choisi l'autre approche. En effet, outre l'abrogation totale du délit de racolage, il est question d'éducation à l'égalité entre les hommes et les femmes et de sensibilisation contre l'achat d'actes sexuels dès le plus jeune âge, et d'accompagnement vers une sortie de la prostitution par un accès facilité à un titre de séjour provisoire, un suivi sanitaire et social et une formation professionnelle en échange d'un engagement ferme et constant à un changement de mode de vie. Cet accompagnement serait ouvert indifféremment aux victimes de la traite et aux « traditionnelles ». La principale question qui se pose est de savoir si les moyens alloués à ces programmes seront suffisants et constants, compte tenu de la politique de rigueur du gouvernement actuel.

Le choix de l’éducation
En ce qui concerne la pénalisation du client, la proposition de loi a fait le choix là aussi de l'éducation. En effet, l'achat d'actes sexuels serait une contravention de cinquième classe punie de 1 500€ d'amende. La récidive dans un délai de trois ans suivant la première condamnation serait un délit puni d'une amende de 3 750€.
Le choix de la contravention de cinquième classe dont la récidive est un délit est judicieux. En effet, la constatation de la commission des faits ne sera pas aisée puisqu'il s'agira de prendre le client sur le fait au moment où il conclut l'accord avec la personne prostituée ou de procéder à une surveillance plus longue pour démontrer qu'il y a eu dans un même temps remise d'une rémunération et accomplissement de faveurs sexuelles. À l'inverse, le racolage passif ne permettait pas aussi facilement de passer au travers des mailles du filet puisque l'acte incriminé n'était pas commis en un temps bref mais sur une période de plusieurs heures. Compte tenu des moyens à mettre en place, le recours à une contravention des quatre premières classes aurait été insuffisant, faute d'adéquation entre le coût des opérations et le montant des amendes récoltées.
La qualification de délit quant à elle aurait obligé les forces de l'ordre à constater la commission d'une infraction, ce qu'ils ne sont pas tenus de faire en matière de contravention. Or, la proposition prévoit qu'un stage de sensibilisation contre l'achat d'actes sexuels semblables aux stages de sensibilisation à la sécurité routière pourra être ordonné en plus ou à la place de la peine d'amende par le tribunal de police, voire par le procureur de la République au titre des alternatives aux poursuites qui sont des procédures qui permettent de sanctionner une personne avec son accord sans qu'elle soit jugée. Le choix de la contravention de cinquième classe permettra ainsi aux policiers d'intervenir avant que la prestation sexuelle n'ait eu lieu afin de sensibiliser les clients sans pour autant devoir enclencher une procédure judiciaire, celle-ci étant réservée à ceux pour qui la prévention policière n'a aucun effet.
La contravention de cinquième classe a un autre avantage quand sa récidive constitue un délit : la procédure de l'amende forfaitaire utilisée dans le cas des excès de vitesse n'est pas possible, et le contrevenant qui sera jugé le sera par un magistrat au cours d'un véritable procès.
Enfin, le dernier point fort de la loi est l'aggravation des peines encourues lorsque des violences, agressions sexuelles ou viols sont commis sur des personnes prostituées.

Ainsi, cette proposition de loi est positive mais, pour être efficace, elle ne doit être qu'un point de départ suivi d'autres mesures audacieuses. De plus, des moyens humains et financiers importants seront nécessaires à la réalisation des objectifs fixés, notamment en ce qui concerne la réinsertion sociale des personnes prostituées et la lutte effective pour démanteler les réseaux de traite et de proxénétisme.

*Frédéric Tribuiani est étudiant de second cycle en droit pénal et sciences criminelles à l'université Toulouse-1-Capitole.

La Revue du projet, N° 33, janvier 2014 


 
Semences paysannes : « Une première victoire syndicale »

Le PCF salue et soutient l’action de la Confédération paysanne qui a occupé la nuit dernière le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour demander une exception agricole à la loi sur les contrefaçons afin que les paysans ne voient pas leurs récoltes saisies ou détruites à la moindre demande de multinationales. Le gouvernement s’est engagé à présenter un amendement pour sursoir à cette mesure. C’est une première victoire syndicale.

Dans les luttes comme au Parlement les communistes sont mobilisés et font du droit des paysans à utiliser leurs propres semences végétales comme animales un principe, une des conditions pour promouvoir une agriculture paysanne répondant à la satisfaction des besoins humains.

 

Avec le Front de Gauche, notre engagement est total dans la bataille contre la brevetabilité du vivant.

Nous appelons les citoyens et leurs élus à la conquête de leur souveraineté alimentaire qui ne peut être livrée aux mains des grands semenciers, intérêts privés et marchés spéculatifs.

 

Xavier Compain, Responsable « Agriculture, Pêche, Forêt » au PCF


 
Le gouvernement espagnol revient sur le droit à l’avortement. C’est une concession à l’Eglise et à la droite la plus conservatrice, et un terrible retour en arrière.
Promesse de campagne du conservateur Mariano Rajoy, ce projet voit le jour à la veille de Noël et risque fort d’être approuvé par le Parlement, le Parti Populaire y étant majoritaire.
Cette loi, si elle était votée, remettrait totalement en question le droit à l’avortement acquis de haute lutte en Espagne  et replacerait ce pays parmi les pays européens les plus restrictifs en ce domaine.
 Les associations féministes et les partis de gauche se mobilisent contre ce texte qui est  le plus prohibitif depuis la fin de la dictature, quand l'IVG était purement et simplement interdite.
Nous voulons les assurer de tout notre soutien. Nous condamnons, avec la plus grande fermeté, cette remise en cause d’un droit fondamental, cette atteinte à la liberté des femmes de choisir d’avoir un enfant ou pas, du moment de leur maternité.
Il est très inquiétant de voir un peu partout en Europe une montée des intégrismes, entrainant une attaque frontale contre la liberté et l’autonomie des femmes.
Le PCF appelle les démocrates de tous les pays d’Europe à exprimer leur colère contre cette loi inique et leur solidarité à l’égard des femmes et des hommes en Espagne qui revendiquent le droit à l’IVG. Les Espagnoles doivent pouvoir décider : non à la remise en cause de l’interruption volontaire de grossesse.
 

 
Laurence Cohen, responsable nationale du PCF «  Droits des femmes/ Féminisme » ;
Gilles Garnier, responsable national « Europe » du PCF et membre de la direction du Parti de la Gauche Européenne ;
Anne Sabourin, membre de la direction du Parti de la Gauche Européenne
 
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Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC de 1,1 % suffisante puisque 2 fois supérieure à l'inflation.

Cette "hausse" se traduira par une augmentation réelle du Smic horaire brut de 0,1 euro. Soit pour un smicard à plein temps, une augmentation de son salaire brut de 15 euros par mois. Heureux smicards qui pourront donc profiter pleinement d'un salaire net mensuel de 1113 euros.

C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. D'un côté, la conjoncture ne serait pas favorable, la croissance serait trop faible -cette même croissance qui était pourtant, il y a 10 jours, favorable à la baisse du chômage- De l'autre, les smicards français seraient des privilégiés face à leurs concurrents occidentaux. Deux arguties qui ne tiennent pas la route. Les smicards français ne sont pas privilégiés par rapport à leur homologue européens : Irlande, Belgique, Pays-Bas font mieux que la France.

En réalité, le gouvernement est enfermé dans sa logique dévastatrice de baisse du coût du travail et de défense des profits des entreprises qu'il confond avec leur compétitivité.
Il fait semblant d'oublier que les entreprises sont exonérées de cotisations sociales patronales pour les salaires versés au SMIC et de manière dégressive jusque 1,6 SMIC.

Il refuse obstinément de comprendre que cette recherche frénétique de la baisse du coût du travail est une cause essentielle de la crise dans laquelle le pays est plongé. Qu'elle participe pleinement à l'écrasement des salaires et à l'explosion du chômage et des travailleurs pauvres, comme au gonflement de ses déficits publics et sociaux.
Pire, il nie que ce n'est pas le coût du travail qui plombe les entreprises françaises mais le coût du capital, qui ponctionne sur la richesse produite par le travail.

Ce n'est donc pas en mettant sous pression les Smicars que le gouvernement travaillera à une sortie de crise par le haut. Au contraire, sans attendre un hypothétique retour de la croissance tiré par d'autres, il doit œuvrer concrètement au développement des salaires et de l'emploi dans les entreprises, et de leur sécurisation réelle, en soulageant les entreprises des prélèvements du capital qui développent emplois et salaires et en pénalisant celles qui choisissent la rentabilité financière immédiate contre l'emploi et les salaires.
Certes, cela suppose de mener des combats en France et en Europe pour une transformation en profondeur de l'Union européenne, de la BCE et de l'Euro. Et non de s'aligner sur les décisions de Bruxelles et de Francfort, et de Merkel.

Parti communiste français

 

Le nerf de la guerre...

 Parce que nous avons besoin de l’argent de la souscription populaire pour la poursuite des combats nécessaires….

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À chaque livraison des résultats PISA, les promoteurs des réformes libérales de l’éducation versent des larmes de crocodiles en déplorant le constat d’inégalités grandissantes… pour mieux continuer leurs politiques inégalitaires. En refusant de rompre avec l'austérité, en se pliant au dogme de la réduction des dépenses, M. Peillon et le gouvernement actuel n’ont pas choisi d'y changer grand chose.

La droite a supprimé en 2008 des heures de classe en primaire et a fait disparaître la plupart des postes permettant de scolariser les enfants dès deux ans : en nombre d’heures, ce sont deux années de scolarité qui ont été volées à toute une génération. Plutôt que de rendre ces heures à l’éducation nationale, M. Peillon les confie aux collectivités locales et au privé.
La droite a différencié les objectifs de l’école : un minimum obligatoire pour les uns (le socle commun), des programmes de plus en plus complexes pour les autres. En ne remettant pas en cause ces logiques, M. Peillon les entérine. Cela lui évite de répondre aux défis nouveaux auxquels l’école est confrontée et de créer les conditions pour enseigner à tous des contenus plus difficiles, indispensables pour affronter la complexification du monde. Dans ces conditions, on ne peut pas s’étonner que les inégalités grandissent.

Assez de larmes de crocodiles, il faut changer de cap ! Dès maintenant, face à la montée des inégalités, des mesures sont nécessaires : une scolarité obligatoire prolongée de 3 à 18 ans, avec un véritable droit à l’école dès deux ans, pour donner à l’école le temps d’enseigner à tous des savoirs plus complexes ; une ambition commune pour tous les enfants avec la suppression du socle commun et refonte des programmes sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour réussir à l’école. Redonnons sens à l’école, en en faisant le lieu où la République donne aux adultes de demain les moyens de maîtriser leur avenir dans un monde toujours plus complexe.

Parti communiste français

 

Ce 26 novembre est un jour funeste pour la protection sociale. Le gouvernement a imposé, par un vote bloqué, sa loi de régression sociale portant la réforme des retraites.

A l'instar des lois de droite de 1993, 2003, 2010, celle de 2013 se traduira par une augmentation de la durée de cotisation, un recul de l'âge réel de départ en retraite, une diminution des pensions et dans l'immédiat une perte de pouvoir d''achat des retraité-e-s.

Avec le Conseil de surveillance, composé de personnalités dites qualifiées et doté de pouvoirs exorbitants, c'est un recul grave de la démocratie qui vient d'être décidé.

Cette réforme a la même logique que les précédentes. Et depuis vingt ans, nous avons la même condamnation à son égard.

Pour le PCF et ses partenaires du Front de gauche, la retraite à 60 ans à taux plein reste le marqueur de gauche d'une politique sociale dont le pays a besoin.

Parti communiste français

 

La commission européenne s'est exprimée sur le budget 2014 de la France avant même le vote du parlement. Au nom de la "compétitivité", une première série de recommandations avait été adressée au gouvernement en mai dernier. Si la commission porte aujourd'hui un regard positif sur l'orientation budgétaire proposée par François Hollande, tout en demandant une saignée supplémentaire en termes de réduction de la dépense publique, c'est que le gouvernement suit à la lettre l'ordonnance empoisonnée délivrée par la commission européenne.

La parole présidentielle du printemps dernier, selon laquelle la France n'avait pas à se laisser dicter les modalités de la réforme des retraites, n'était qu'un artifice. En échange du délai de 2 ans pour atteindre l'objectif des 3% de déficit, l'ensemble des recommandations du commissaire Olli Rehn, en charge des affaires économiques et monétaires, ont été suivies à la lettre. On en connait les conséquences : une crise économique et sociale, politique et morale d'un extrême gravité, une aggravation des inégalités et de la pauvreté, un climat de très vives tensions.

Le satisfécit de la commission européenne apparait aujourd'hui comme une véritable provocation adressée au peuple français : " vous n'avez pas voté pour cela...et alors ? On va continuer....". La plus belle des réponses est de retrouver le chemin du rassemblement et de l'action pour une politique de gauche, une politique de résistance et de contre-offensive.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 
La mise en œuvre du décret portant sur la réforme des rythmes scolaires soulève partout dans le pays colère et incompréhension. Parents, enseignants, personnels d’animation, tous pointent aujourd’hui la difficulté à mettre en œuvre une réforme des rythmes répondant aux besoins éducatifs des élèves et notamment des plus en difficulté.

Mais bien au-delà de la question des rythmes c’est le projet d’école, comme le projet éducatif dans son ensemble qui sont remis en cause.

Bien plus que d’une réorganisation des horaires, certes absolument nécessaire au regard de la réalité du terrain, c’est sur l’ambition éducative que ce mouvement entend peser auprès de politiques qui ont oublié les objectifs annoncés de lutte contre l’échec scolaire.  Le Parti communiste français soutient le mouvement qui  fédère enseignants, parents et animateurs qui dénonce l’existant mais surtout attend que l’Etat prenne véritablement ses responsabilités en donnant à l’Ecole les moyens, financiers, humains, de s’attaquer à la difficulté scolaire et  aux communes la possibilité effective de mettre en place un périscolaire de qualité.

En effet la réforme dite des rythmes s’inscrit dans un contexte plus large de mise en place d’un socle commun de connaissance pour les uns, de programmes pour les autres ; dans la promotion d’une scolarité, d’une éducation qui loin de combattre  les inégalités scolaires, les inégalités de territoire, les inégalités sociales, les entérine voire les aggrave.  un temps de concertation est nécessaire avec l’ensemble des acteurs de l’éducation

Il faut que le ministre entende très rapidement la colère qui monte alors que les métiers de l’éducation sont empêchés par plusieurs années de casse de l’école,  d’austérité imposée à l’ensemble du pays. Il faut que le ministre comprenne que le mouvement exprime  une volonté collective de mettre en actes  « la priorité à la jeunesse et à l’éducation ».

 

La France voit de nouveau sa note souveraine abaissée d'un cran. Les vampires des marchés financiers que sont les agences de notation réclament toujours plus de saignées avec toujours comme seule et unique prescription : l'austérité comme traitement à vie.

Une majorité d'électrices et d'électeurs n'ont pas voté au printemps

2012 pour livrer la politique économique de la France aux marchés financiers. Est-ce donc cela "l'union sacrée" proposée hier par le Président de la République ? S'aligner sur les exigences de Standard & Poor's en confirmant le cap de l'austérité alors que 9 français sur 10 veulent un changement de politique ?

Ces consignes et ce cap mènent le pays à la ruine. La France n'est pas condamnée à poursuivre une politique qui est partout en échec et qui nourrit désespérance, chômage et précarité. Il y a une alternative, des solutions, et ce n'est sûrement pas Standard and Poor's qui en montre le chemin.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 
Mouvement lycéen : « Violence policière choquante et consternante »

Ce matin, la police est violemment intervenue contre des élèves du lycée Auguste Blanqui à Saint-Ouen (93) qui commençaient à édifier un blocus devant leur établissement pour protester contre l'expulsion de lycéens sans papiers. L'emploi de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre a nécessité l'envoi d'un lycéen à l'hôpital.

Cette violence policière est choquante et consternante à l'encontre de lycéens, pour la plupart mineurs, qui ont le droit d'exercer leur liberté d'expression et de manifester.

Ces provocations doivent cesser de toute urgence.

Le PCF apporte tout son soutien aux lycéens victimes de ces violences comme aux enseignants et personnels du lycée qui se sont mis en grève par solidarité avec leur élèves.

Le ministre de l'Interieur doit faire cesser au plus tôt ces agissements contre la démocratie et le droit d'expression. Ils sont indignes d'un gouvernement de gauche.

le 07 novembre 2013
 

En février dernier, soit il y a plus de six mois, était débattu au sénat, le projet de loi portant diverses dispositions en matière d’infrastructures et de services de transports. Son objectif était notamment de permettre la mise en oeuvre de l’écotaxe poids lourds.

A cette occasion, les sénateurs du groupe CRC ont dénoncé le recours au partenariat public-privé avec la société Ecomouv. Ainsi, dans la discussion générale, Mireille Schurch, sénatrice de l’Allier, avait indiqué, en parlant de la rémunération de cette société, « qu’un tel prélèvement apparaît bien disproportionné ! Encore une fois, un partenariat public-privé se révèle particulièrement coûteux pour la collectivité ». Elle allait plus loin, en indiquant que les sénateurs du groupe CRC « auraient préféré que l’on fasse le pari de la performance du secteur public, en l’occurrence du service des douanes ».

Dans une intervention sur article, Evelyne Didier, sénatrice de Meurthe-et-Moselle, a précisé les conditions de ce rendement inacceptable. Elle a indiqué que « la société Ecomouv investira au départ un peu plus de 650 millions d’euros, somme qu’elle aura recouvrée au bout de trois années. Sachant que le contrat a été conclu pour une durée qui avoisine les quatorze ans, le retour sur investissement du projet atteindra donc 2,8 milliards d’euros. Alors que la politique de rigueur touche toute action publique, une telle générosité peut surprendre ! »

Le Gouvernement avait indiqué, à l’époque, aux sénatrices du groupe CRC que ce partenariat public-privé, réalisé et entériné par le gouvernement Fillon, ne pouvait aujourd’hui être remis en cause au regard de la hauteur des pénalités que la France aurait dû verser.

Les sénatrices se félicitent qu’aujourd’hui, des voix s’élèvent sur le scandale de ce PPP, et dénoncent ce qu’elles étaient seules à dénoncer en février dernier. Plus largement, lors de ce débat, elles ont appelé le gouvernement à s’engager dans la voie de la renationalisation de ces concessions d’autoroutes, là aussi laissées aux appétits de rentabilité des acteurs privés, indépendamment de toute exigence de financements nouveaux pour les infrastructures de transports alternatifs à la route.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC espèrent que sur cet aspect également, la prise de conscience collective, même tardive, pourra permettre d’avancer et le gouvernement de s’engager dans la voie d’une maîtrise publique pleine et entière dans le secteur des transports pour favoriser réellement la transition écologique.

 

Le débat parlementaire n’a pas encore commencé sur la proposition de loi « Lutte contre le système prostitutionnel » de la Députée Maud Olivier, que déjà certains hommes réagissent.
Les féministes, ces harpies, voudraient les empêcher d’aller voir « leurs putes » et oseraient porter atteinte au plaisir masculin.
La tribune « des 343 salauds : touche pas à ma pute » qui va être publiée prochainement témoigne de la persistance de comportements machistes et sexistes.
Pour ces messieurs, dont certaines « célébrités », le libre-accès à la prostitution fait partie de leur liberté, interdiction d’y toucher ! Que leur plaisir passe par la soumission des femmes, par des rapports monnayés ne leur pose aucun problème. Le plaisir masculin unilatéral est pour eux la normalité, les violences qu’il occasionne n’est qu’un détail.

C’est faire fi de la réalité de la prostitution, de la domination exercée sur des individus, majoritairement des femmes, des réseaux mafieux qui considèrent le corps des femmes comme une marchandise.

Le PCF rappelle qu’il est favorable à l’abolition de la prostitution et signataire de l’appel « Abolition 2012 ».
La France, pays abolitionniste doit mettre en accord ses paroles et ses actes. La pénalisation du client est un moyen de faire prendre conscience qu’il n’y aurait pas de prostitution sans demande de ces messieurs.

L’argent ne peut pas tout acheter. Contrairement à ces 343 réacs, d’autres voix s’élèvent, y compris masculines, tel que le collectif zéro macho où 1880 hommes disent non à la prostitution ou bien encore sur l’appel « jeunes pour l’abolition » lancé par les organisations de jeunesse qui dénonce le système prostitutionnel et rappelle, avec justesse et humour, que la prostitution n’est pas un métier.

Pour les communistes, l’émancipation humaine ne peut souffrir de l’asservissement de quiconque.

Laurence Cohen, Responsable de la commission « Droits des femmes/Féminisme » au PCF

 
En annonçant la suspension de l'éco-taxe, le Premier Ministre a pris la seule décision possible face à la situation induite par la cristallisation des mobilisations et des tensions. Pour autant, l'éco-taxe ne doit pas être rejetée par principe.

Sa mise en œuvre doit s'inscrire dans une réflexion globale sur la transition écologique des territoires, par le développement du ferroutage, la relocalisation et la transformation des modes de production et de distribution.

Cette annonce ne répond cependant pas à l'ensemble du malaise et de l'exaspération qui s'expriment aujourd'hui en Bretagne. La suspension de l'éco-taxe n'apporte aucune réponse à la situation de l'agroalimentaire et à la multiplication des fermetures d'usines qui touchent directement les salariés bretons.

Ce dont ont besoin nos concitoyens, c'est de perspectives de changement à gauche. Le gouvernement doit cesser cette politique à la petite semaine faite d'annonces et de reculades successives. La France a besoin d'un gouvernement de gauche solide et non d'un "Exécutif girouette".

 

Journal CommunisteS n°532 du 23 octobre 2013

En UNE

Municipales, des solidarités concrètes
Des transports de qualité pour tous UNE EXIGENCE QUI GRANDIT

Au sommaire :

DÉCLARATION DU COMITÉ EXÉCUTIF NATIONAL DU PCF : Une grande ambition pour le Front de gauche

Le défi des transports urbains

Planète : Les vieux démons hantent la Russie

Europe - Refonder l'Europe, le document du PCF mis en débat

 Journal CommunisteS n°532 du 23 octobre 2013

 
Léonarda : Une grave faute politique et morale du Président de la République

En proposant à la jeune Léonarda un "accueil à elle et à elle seule", le Président de la République vient de demander à une enfant de 15 ans de choisir entre la France et sa famille. De choisir entre l'école de la République et ses parents. Cet affront aux valeurs républicaines se double aujourd'hui d'un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l'enfant, dont la France est signataire.

 

En réponse à l'immense émotion provoquée par l'expulsion de Léonarda, François Hollande rappelle le cadre légal et le "respect de la loi",propose une accélération des procédures d'expulsion tout en souhaitant que "l'école soit protégée". La ligne Valls, dans la continuité du sarkozysme, est confortée alors qu'il faut changer la loi et mettre fin sans délai à toutes les expulsions de jeunes étrangers scolarisées.

 

Nous attendions une parole présidentielle forte, claire. Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu'une occasion manquée, il s'agit bel et bien d'une grave faute politique et morale car on ne peut jamais proposer la liberté et l'égalité sans la fraternité. Car, "à elle seule", cette fraternité est consubstantielle de notre République.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

Par Olivier Dartigolles, le 19 octobre 2013

 

L'expulsion de la jeune collégienne Leaonarda est une honte pour la République. Les conditions de cette expulsion ajoutent à l'indignité de cet acte qui disqualifie les politiques conduites par Manuel Valls.

Personne à gauche, comme le montrent les nombreuses réactions, venues de toutes les formations politiques, ne peut accepter la poursuite de ces pratiques.
J'exige du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays.
J'appelle à prendre des initiatives dans tout le pays, à pétitionner et à manifester aux côtés des associations pour obtenir cet engagement au plus vite.
C'est la seule manière de laver l'affront que viennent de subir les valeurs de la république.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Les député-e-s du Front de gauche dénoncent l’acharnement du Gouvernement à dicter leur vote aux parlementaires sur une mesure rejetée mercredi dans la nuit par cinq groupes parlementaires sur six.
Le Gouvernement transforme une prétendue erreur technique en erreur politique. Il n’y avait aucune ambiguïté sur le scrutin : comment pourrait-il en être autrement s’agissant d’une mesure qui frappe particulièrement les retraités les plus modestes et va se traduire par une ponction de 2 milliards d’euros sur les retraités dès 2014 ?
On comprend qu’une majorité de parlementaires se soit refusée à cautionner une mesure aussi cynique et injuste.   
Cet article a été supprimé. Organiser une nouvelle délibération, c’est faire preuve d’un mépris profond pour la représentation nationale. Certes, cette majorité s’est d’ores et déjà distinguée pour sa conception particulièrement minimaliste des droits du Parlement.

Les député-e-s du Front de gauche, pour leur part, continueront de défendre une autre ambition pour les retraites.

 

Soucieux de réaliser une réforme des retraites "juste" alors qu'il s'apprête à demander aux Français de travailler plus longtemps, le gouvernement a souhaité dans le même temps tenir compte des conditions de travail difficiles de ces salariés via un "compte personnel de prévention de la pénibilité". Cependant hormis la difficulté de définir une « tâche pénible »

- le gouvernement ayant mis en place trois types de compensation à la pénibilité -,

cette mesure augure de nombreux déboires :
- Non prise en compte du travail du dimanche,
- Plafonnement du nombre de points,
- Règles rigides d’utilisation, liées au bon vouloir de l’employeur et des modalités de contrôle renvoyées à un futur décret,
- Les points réservés pour des actions de formation ne permettront pas aux salariés concernés d’entreprendre une formation suffisante pour sortir réellement de la pénibilité et de la précarité,
- Inégalité et injustice entre les salariés très exposés et ceux qui le sont moins, et qui bénéficieront du même nombre de points pour une période équivalente,
- Délais de prescription inacceptables pour les contestations des salariés,
- Procédure de contestation inéquitable via des « commissions ad hoc », les syndicats et les institutions représentatives du personnel étant tenus à l’écart,
- Départ anticipé de 2 ans au mieux annulé de fait par l’allongement de la durée de cotisation,
- Aucune prise en considération des facteurs nouveaux de pénibilité comme le stress au travail.
Cette mesure très complexe et insuffisante risque de provoquer beaucoup de frustrations auprès des salariés victimes de la pénibilité.

Communiqué des députés Front de gauche

 

Pierre Laurent: Les municipales de 2014....


Municipales 2014 - Réunion nationale des... par CN-PCF

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Les dessins illustratifs du programme du Front de gauche

En 2012, on va leur faire un dessin, les 9 thèmes du Programme du Front de gauche

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