PCF 82 Les communistes débattent, construisent une alternative politique de gauche

Infos Fédé (vie du parti)

Fil des billets

Journal CommunisteS n°532 du 23 octobre 2013

En UNE

Municipales, des solidarités concrètes
Des transports de qualité pour tous UNE EXIGENCE QUI GRANDIT

Au sommaire :

DÉCLARATION DU COMITÉ EXÉCUTIF NATIONAL DU PCF : Une grande ambition pour le Front de gauche

Le défi des transports urbains

Planète : Les vieux démons hantent la Russie

Europe - Refonder l'Europe, le document du PCF mis en débat

 Journal CommunisteS n°532 du 23 octobre 2013

 

Pierre Laurent: Les municipales de 2014....


Municipales 2014 - Réunion nationale des... par CN-PCF
 

« Unir à gauche et faire reculer les logiques d’austérité »

Résolution adoptée par le Conseil national du PCF (25 et 26 mai)

    http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L550xH373/pcf-fdbef.jpg

Une nouvelle phase politique s’ouvre. Un an après son élection, le gouvernement Ayrault confirme le cap de l’austérité, de la compétitivité. La crise politique, sociale et économique de la France et de l’Europe, s’aggrave. Le PCF engage une nouvelle étape de luttes et de rassemblement afin qu’un mouvement le plus large possible d’opinions, d’actions, se lève pour réunir les conditions d’un changement de cap de la politique nationale et de la mise en œuvre de solutions concrètes et fortes pour sortir de la crise. Dans le même temps, il décide de travailler les grands axes d’une politique nouvelle, d’un contrat politique nouveau fait de premières mesures d’urgence, de rassemblements, et de majorités politiques et populaires. La tenue des assises citoyennes de la refondation sociale et démocratique le 16 juin à Montreuil s’inscrit dans ce processus.

Le Conseil national appelle les communistes à se mobiliser pour réussir cette initiative.

La séquence électorale de 2014 (municipales, européennes et sénatoriales) sera un moment particulièrement important dans ce contexte politique.

Ces échéances seront toutes marquées par le contexte national et européen. Chacune a des enjeux spécifiques et des modes de scrutins différents et sera abordée différemment par les électrices et les électeurs. Elles sont toutes les trois importantes et chacune structurera les rapports de force politiques. Nous nous fixons pour chacune d’entre elles des objectifs de conquête favorisant des solutions de changement et de solidarité dans l’intérêt de notre peuple. Nous en ferons des étapes dans la construction d’une majorité alternative. Les élections municipales seront les premières dans le calendrier. Si elles sont le scrutin qui mobilise le plus d’électeurs-trices, nous le savons, l ‘abstention, en inquiétante progression, est un défi majeur, auquel dès maintenant, nous nous attelons. Elles donneront un signal politique d’importance. Elles seront marquées par un véritable affrontement entre les valeurs de partage, de solidarité, d’égalité et d intérêt général et celles de l’égoïsme, du repli identitaire, du sécuritaire, de l’exclusion et du chacun pour soi. Elles seront marquées par un véritable affrontement sur l’enjeu des services publics, de la fiscalité.

La question primordiale est de savoir ce qui peut sortir de bon et d’utile de ces élections pour les populations, bien avant celle de la composition des listes et des alliances.

 

Nous nous donnons l’objectif de changer les rapports de forces actuels

 

1.Empêcher la droite d’obtenir un succès électoral. Face à ses appétits de revanche et aux ambitions du Front national, nous travaillons partout à la victoire de majorités de gauche ambitieuses dans la confrontation qui traverse actuellement la gauche dans tout le pays.

 

2.Favoriser les pratiques démocratiques dans les communes et les majorités de gauche élues, en associant les populations, en rassemblant pour des politiques publiques ambitieuses, donc contre l’austérité. Nous initierons des dynamiques citoyennes pour construire les projets municipaux et élaborer les listes. Quelle que soit la configuration de listes adoptées compte tenu de la situation locale, notre boussole doit rester la même  : unir le plus largement possible à gauche , faire reculer les logiques d’austérité.

 

3.Renforcer le large réseau d’élus communistes et du Front de gauche qui est déjà le troisième du pays. Ces élus comptent et pèsent partout, en situation de diriger la municipalité, adjoints ou élus dans des majorités, mais aussi dans l’opposition. Le changement du mode de scrutin dans les communes de 1 000 à 3 500 habitants offre une opportunité nouvelle de gagner des élus.http://www.lariposte.com/local/cache-vignettes/L230xH210/arton1880-59215.jpg

La commune reste un espace de proximité démocratique sans égal

Le maillage unique des 36 000 communes de France est l’objet d’attaques répétées comme le traduisent les projets de réformes territoriales du gouvernement. L’acte 3 de la décentralisation découpé en trois lois est trois actes de centralisation. Pas de réforme de la démocratie sans démocratie ! Nous les combattons et avançons des propositions novatrices pour le renouvellement de la démocratie. La commune est, en effet, le lieu d’une vie démocratique intense, et de nombreux engagements citoyens. Elle est aussi un maillon essentiel de l’investissement public, d’inventions et de progrès de politiques publiques locales innovantes et de créations de solidarités nouvelles. L’expérimentation sociale est une des marques de fabrique de beaucoup de communes, notamment celles dirigées par des maires communistes. Cela fait de la commune un lieu de résistance privilégiée aux politiques d’austérité.

Des élu-es communistes et du Front de gauche plus nombreux-ses dans l’intérêt des populations

 

Ils et elles sont des porteurs actifs de nos propositions et de nos valeurs auprès de la population. Ils et elles sont utiles dans la confrontation à gauche qui traverse le pays. Leur utilité est reconnue sur des questions centrales comme l’eau, le logement, les transports, l’énergie, la santé, la petite enfance, l’urbanisme… Ils et elles sont de toutes les luttes et solidarités sociales, sociétales et internationalistes, que cela soit les expulsions, les coupures de gaz et d’électricité, l’aide aux sans-papiers, la défense de l’emploi et des services publics, le développement industriel, la protection de l’environnement, l’accès à la culture et au sport pour tous… Ils et elles sont les vecteurs d’une démocratie vivante et de la mobilisation citoyenne. Le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non communautaires sera l’un des marqueurs du débat politique des municipales.

 

Les étapes de mobilisation des communistes :

 

•première étape, de juin à septembre Élargir la place et le rôle du citoyen dans la conquête politique comme dans l’exercice des pouvoirs. Mettre en œuvre notre stratégie d’union et de rassemblement à gauche pour construire des fronts contre l’austérité et pour le mieux vivre ensemble. Organiser partout le partage du bilan de la municipalité et de nos élus. Proposer aux populations la mise en place de coopératives locales citoyennes ou de comités locaux d’initiatives citoyennes. Travailler à rendre visible et populaire le rassemblement local. Par exemple : « ma ville, j’y tiens ! », « d’abord l’Humain pour ma ville », « au cœur de ma ville », … Établir un réseau de contacts. Rencontrer les autres forces de gauche. Engager des actions pour les inscriptions sur les listes électorales . En juin, il s’agira de désigner par un vote souverain, dans les villes à direction communiste, le ou la camarade qui conduira la liste. Dans les autres situations, il s’agira de désigner le ou la «citoyen, citoyenne, délégué-e local-e investi-e par notre parti pour conduire la bataille des communistes ».Nous veillerons également au respect de la parité parmi eux.

 

•deuxième étape, en octobre, novembre et début décembre Le temps de la construction du projet local, des éléments programmatiques et de la composition des listes, avec la tenue d’assises, d’ateliers, d’États généraux… Dans le respect des statuts du PCF, la consultation des adhérents (éclairés sur les enjeux du débat) sera organisée pour décider, le cas échéant, par leur vote souverain entre plusieurs options. Une fois le choix fait, l’unité prévaudra dans la mise en œuvre des décisions adoptées.

 

•troisième étape, de janvier à mars, La campagne, appels à voter, points de rencontres, portes à portes, banquets, meeting….et bien d’autres initiatives à imaginer et démultiplier.

 

Concernant les élections européennes, le Conseil national avancera sur le calendrier de décisions dès la rentrée. Une convention nationale sur nos propositions européennes aura lieu à l’automne.

 

Pierre Laurent: «Une bouffée d’oxygène pour la démocratie»

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et ancien directeur de la rédaction de l'Humanité

Souscription pour l'Humanité

Urgence pour l'Humanité. Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, c’est le « seul journal où se mêlent en permanence les voix de grands intellectuels, du monde social et syndical, celles de la gauche dans sa diversité ». Il appelle à le soutenir et à le faire connaître.

L'Humanité et l'Humanité Dimanche sont en grand danger. Des difficultés de trésorerie les menacent gravement. Pour faire face à cette situation, l'Humanité et ses équipes font appel à leurs lectrices et lecteurs, aux organisations progressistes et démocratiques, à toutes les personnes attachées au pluralisme des idées et de la presse. 

Lors de son congrès, le PCF
a réaffirmé son attachement
à l’Humanité, en quoi
est-ce un enjeu important ?

Pierre Laurent. Une question démocratique est aujourd’hui posée. Les citoyens sont en permanence dessaisis des grands choix du pays. Ils sont sans cesse obligés d’aller eux-mêmes à la conquête de la vérité, de l’information. L’Humanité est un outil irremplaçable pour cette maîtrise citoyenne des enjeux politiques et démocratiques. C’est une bouffée d’oxygène quotidienne dans un débat médiatique très souvent appauvri. La bataille sur l’accord national interprofessionnel (ANI) l’illustre parfaitement. Un salarié qui n’a pas l’Humanité pour connaître les tenants et les aboutissants de cet accord est désarmé face au matraquage patronal et gouvernemental.

 

À l’heure où toute la presse
connaît la crise, particulièrement notre journal, qui est dans
une situation d’urgence, comment faire vivre le pluralisme?

Pierre Laurent. Depuis l’affaire Cahuzac, on parle beaucoup des conflits d’intérêts. Or quelques grands groupes financiers concentrent aujourd’hui le pouvoir sur les médias. Y mettre un terme pour renforcer la liberté de la presse, la liberté des journalistes et le pouvoir d’information des citoyens est un des principaux enjeux de la lutte contre les conflits d’intérêts entre la finance et la vie démocratique du pays. La reconstruction des aides à la presse avec un réel soutien au pluralisme, la refondation du système coopératif de distribution sont également indispensables. Enfin, il est nécessaire que les différentes sensibilités politiques et sociales aient accès aux grands moyens d’information, notamment audiovisuels, où, pour l’instant, une sensibilité comme la nôtre mais aussi les grandes voix syndicales du pays sont systématiquement minorées par rapport à ce qu’elles représentent réellement. Sans diversité, il n’y a pas de vie démocratique réelle.

 

Le journal vous semble-t-il utile à faire vivre le débat à gauche aujourd’hui ?

Pierre Laurent. L’Humanité, c’est le grand journal de la gauche. La question centrale actuellement est de faire vivre le rassemblement de la gauche dans sa diversité sur la base d’une lutte déterminée contre la finance. Le journal qui porte cette ambition, c’est l’Humanité. Il est le carrefour du débat, le seul où se mêlent en permanence les voix de grands intellectuels, du monde social et syndical, celles de la gauche dans sa diversité. Cette confrontation d’idées est indispensable pour remettre la gauche dans la bonne direction. L’Humanité joue un rôle irremplaçable.

 

En tant qu’ancien directeur
de la rédaction de notre journal,
vous connaissez bien les difficultés de la presse, en particulier de
la presse d’opinion. Y a-t-il une place dans le paysage médiatique pour une voix originale comme l’Humanité ?

Pierre Laurent. Évidemment, j’ai un attachement personnel à l’Humanité, lié aux longues années pendant lesquelles j’y ai travaillé. Mais au-delà, ce journal tranche, très souvent, dans le paysage médiatique parce qu’il met sur le devant de la scène les préoccupations populaires qui sont totalement marginalisées par le flot médiatique dominant. Dans toutes les salles de rédaction de la presse écrite et audiovisuelle, je sais que la lecture de l’Humanité apporte un regard singulier qui, s’il n’existait plus, manquerait.

 

Quel rôle joue l’Humanité pour
les militants communistes et du Front de gauche ?

Pierre Laurent. C’est une source d’informations et de débats sans laquelle un militant de gauche, singulièrement un militant communiste ou du Front de gauche, est amputé dans son activité. Chaque communiste devrait se donner les moyens, soit par l’achat en kiosque, soit par l’abonnement, d’être un lecteur assidu. Car nous baignons tous dans un flot continu d’informations, mais en avoir une vraie maîtrise et un recul suffisant pour se forger son opinion suppose de pouvoir les confronter à une analyse et à un regard différents. J’appelle donc les militants communistes, non seulement à participer fortement à la souscription exceptionnelle que vient de lancer le journal, mais aussi à ce que pas une seule de leurs initiatives – manifestation, meeting, porte-à-porte – ne devrait avoir lieu sans qu’ils aient sous le bras des exemplaires de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche pour les faire connaître et inviter à leur lecture.

Faire un don en ligne à l'Humanité

Télécharger le coupon de la souscription

  • A lire aussi:

Marcel Trillat: "Tant que l'Huma vit, il y a de l'espoir"

Bernard Thibault: "La disparition de l'Humanité signifierait un repli de la démocratie"

Appel pour une souscription populaire

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

 

Appel pour une nouvelle souscription populaire

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité. 

Comme l’ensemble de la presse écrite, notre journal subit depuis plusieurs semaines des effets violents de la crise générale: nouvelle diminution des recettes publicitaires, baisse des recettes de diffusion –comparées à l’an passé, à la même époque–, alors que les coûts de production et de distribution connaissent de nouvelles augmentations. Ces nouvelles pressions s’exercent sur nous alors que nous avons procédé à d’importantes économies ces dernières années.

Dans l’actuel contexte, le risque d’une asphyxie financière de la presse écrite existe bel et bien. Et il n’est pas vrai qu’il existerait un modèle économique alternatif « tout numérique », comme veulent l’imposer les grands groupes, les grands oligopoles comme Google, ou encore certains cercles étatiques. Tout en travaillant au développement d’une plate-forme numérique efficiente, nous allons continuer à moderniser nos journaux, à améliorer leur contenu éditorial et leur diffusion. D’autre part, nous lancerons, dans quelques semaines, la préparation de la Fête de l’Humanité, qui se tiendra les 13, 14 et 15 septembre. Mais nous devons d’ores et déjà faire face à l’urgence. La pression de la crise qui s’exerce sur nous nous oblige à relancer aujourd’hui une nouvelle souscription populaire.

Au moment où un débat public commence à se déployer sur la pertinence de l’austérité, l’existence
de l’Humanité et de l’Humanité
Dimanche, et le développement de leur lecture sont plus que jamais indispensables. Au moment où la question d’un changement de cap politique à gauche est en débat parmi toutes celles et tous ceux qui ont voulu le changement, il y a un an, la lecture de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche est un moyen utile pour aider à la mobilisation populaire et unitaire pour faire front contre les puissances d’argent, la droite et l’extrême droite, et pour obtenir un nouveau contrat politique à gauche. Sans l’Humanité et l’Humanité
Dimanche, il n’y aurait eu aucun décryptage de l’accord sur la flexibilité dans la presse quotidienne. Sans l’Humanité, aucun compte rendu des contenus des congrès du Parti communiste, du Parti de gauche ou de la Gauche unitaire. Il n’y aurait rien sur les initiatives et l’activité militante réelle du Front de gauche. Sans l’Humanité, les débats sérieux et approfondis du congrès de la CGT auraient été enfouis dans les cavernes du silence.

Dans les jours et les semaines à venir, l’Humanité et l’Humanité
Dimanche vont être les journaux qui vont donner sens et force à la marche citoyenne du 5 mai contre la loi de la finance et pour une nouvelle République sociale et démocratique, dans la lignée de Jean Jaurès. Ils vont accueillir les idées, les contributions de toutes celles et tous ceux qui s’engagent dans ce processus ouvert et unitaire. Puis ils vont aider à faire le lien entre la commémoration des soixante-dix ans de la création du Conseil national de la Résistance et la nécessité de la part de toute la gauche qui s’en réclame d’y être fidèle en actes, avec toutes les conséquences qui en découlent pour l’avenir.

L’Humanité et l’Humanité
Dimanche vont donc être utiles à qui cherche aujourd’hui les voies d’un changement clair et net de cap à gauche. Mais voilà qu’une nouvelle fois, il faut les protéger d’un accident de trésorerie. C’est la raison de notre nouvel appel pressant à participer à la souscription populaire que nous sommes contraints de relancer aujourd’hui. Cet appel s’adresse à la fois à toutes nos lectrices et tous nos lecteurs, à toutes les organisations progressistes, démocratiques qui tiennent au pluralisme des idées et de la presse, à l’existence de l’Humanité.

En vous remerciant par avance.

  • Cliquez sur le bond de souscription pour l'agrandir et l'imprimer

 

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

 

PCF: Le rapport de Marie-Pierre Vieu au Conseil National du 13 avril 2013

Conseil national du 13 avril 2013 - Le PCF appelle au rassemblement le 5 mai et propose des assises citoyennes pour une refondation sociale et démocratique

Conseil national du 13 avril 2013 - Le PCF appelle au rassemblement le 5 mai et propose des assises citoyennes pour une refondation sociale et démocratique

Au vu de la situation exceptionnelle et très grave que traverse notre pays, le Conseil national du PCF s'est réuni en urgence le 13 avril 2013.

Prenant la mesure de l'accentuation de la crise politique dans toutes ses dimensions, crise qui risque de durer, le Conseil national s'engage dans une démarche porteuse d'une dynamique de changement de politique et propose des initiatives pour sortir de cette crise.

Le Conseil national considère que le cœur de cette crise, c'est la domination organisée de la finance sur toutes les activités de la société : le système économique, institutionnel, et c'est le dessaisissement des citoyens, des salariés sur tous les grands choix qui engage leur vie et le pays.

Aussi, il décide d'engager toutes ses forces et son énergie pour concourir :

  • A la mise en mouvement et au rassemblement de toutes les force, des citoyens, citoyennes qui ont voulu le changement au printemps dernier sous toutes les formes possibles, partout en France pour exiger d'en finir avec la politique austéritaire menée par le gouvernement, poussée par le Medef, la Commission européenne et les marchés financiers ;
  • A la construction d'un nouveau contrat politique pour une politique de gauche répondant aux exigences populaires et pour sortir de la crise.

Pour cela, le Conseil national appelle les communistes :

  • A tenir partout des rencontres publiques, des assemblées citoyennes, pour débattre des propositions concrètes pour lutter contre la domination de la finance : contre la fraude et l'évasion fiscale, pour le contrôle et une autre utilisation de l'argent au service du développement humain, pour engager la refondation sociale et démocratique de la République.
  • A poursuivre et à amplifier la bataille contre le projet de loi transposant l'ANI et pour la sécurisation de l'emploi, que ce soit au Sénat à partir de la semaine prochaine, ou que ce soit dans les luttes et les mobilisations. Il appelle les communistes à investir la journée d'action du 1er Mai de lutte contre la domination de la finance, pour porter le combat pour l'amnistie sociale et pour soutenir la proposition de loi contre les licenciements boursiers.
  • A participer au meeting le 16 avril où Pierre Laurent prendra la parole pour lancer un appel à la mobilisation la plus large possible aux citoyens, aux forces qui veulent le changement de politique.
  • A s'engager dans la préparation et la réussite de la marche citoyenne du 5 mai à Paris, sur la base de la déclaration du Front de gauche : « contre l'austérité, la finance, marche citoyenne pour la VIe République » en prenant des initiatives permettant aux citoyens d' y participer pour porter leurs exigences d'une politique de gauche.

Le Conseil national propose de permettre à toutes les initiatives, toutes les luttes, les mobilisations de pouvoir converger lors d' Assises pour la refondation sociale et démocratique de la République qui se tiendront le 16 juin. Cette rencontre se veut comme une étape dans la construction d'un nouveau contrat pour une politique de gauche . Le Conseil national a débattu de cette initiative.

Dès maintenant, il invite à co-construire ce rendez-vous avec tous ceux et toutes celles qui portent l'envie et des propositions de changements profonds, des forces, le Front de gauche, des citoyens, des acteurs du mouvement social, associatifs…

Il appelle les communistes à pleinement créer les conditions pour que le peuple puisse prendre la parole et le pouvoir !

 

Relevé de décisions du Conseil national du PCF réuni le 13 avril 2013

 Conseil national du 13 avril 2013 - Rapport de Marie-Pierre Vieu

Conseil national du 13 avril 2013 - Rapport de Marie-Pierre Vieu

Télécharger

 

Le PCF organise la contre-offensive solidaire

Le Conseil national du PCF a décidé de ses prochaines initiatives pour « arracher des améliorations dans la vie des gens », et a accueilli l’étudiante franco-turque Sevil Sevimli. 

La direction nationale du PCF s’est réunie ce week-end, à Paris, à l’issue d’une séquence politique dense pour décider de prochaines initiatives. L’objectif ? « Rassembler, créer des majorités politiques pour arracher des améliorations dans la vie des gens, pour gagner la bataille du changement », a affirmé la nouvelle présidente du Conseil national, Isabelle de Almeida. « Une boussole » sur laquelle le PCF n’entend pas revenir, malgré les récentes tensions au sein du Front de gauche. Le vote au Sénat de la loi d’amnistie sociale proposée par le groupe communiste est ici globalement perçu comme un point marqué qui reste à confirmer à l’Assemblée. « Si nous n’aidons pas toutes les forces à se rassembler pour prendre le chemin de l’action, la résignation l’emportera », a de nouveau souligné le secrétaire national, Pierre Laurent.

La campagne pour «l’alternative à l’austérité» initiée par le PCF et ses partenaires du Front de gauche a «besoin d’un nouveau souffle» ou « d’une meilleure visibilité », ont estimé certains dirigeants communistes au cours de la réunion. Un collectif d’animation du PCF devrait donc être créé et un meeting devrait se tenir à Marseille, le 10 avril.

D’ores et déjà, outre l’acte III de la décentralisation, une cible privilégiée est réaffirmée : le projet de loi sur l’emploi obtenu par le Medef. Au programme : proposition de loi alternative pour la sécurisation de l’emploi et contre les licenciements boursiers que les élus du Front de gauche devraient présenter cette semaine ; interpellation des parlementaires ; semaine d’actions. « C’est un énorme travail de terrain, d’explications qu’il faut déployer car la compréhension de ce texte est encore très faible », a estimé Pierre Laurent. Selon un
sondage BVA, 22 % de Français n’en ont encore jamais entendu parler, et 62 % parmi les autres estiment «bon» cet
accord (54 % à gauche et 70 % à droite). Cependant, 64 % des sondés de catégories populaires le jugent mauvais.

La direction communiste devrait par ailleurs se retrouver fin mai pour discuter des municipales. En attendant, la répartition des responsabilités en son sein a été affinée et un organigramme adopté. Le Conseil national a aussi été ce week-end le théâtre de la solidarité du PCF avec Sevil Sevimli, jeune étudiante franco-turque condamnée à cinq ans de prison (voir ci-dessous). « Cette bataille doit continuer pour obtenir ton acquittement total comme pour dénoncer les accords » France-Turquie de coopération policière, lui a assuré Pierre Laurent.

Julia Hamlaoui

 

Le congrès dans les médias

La presse quotidienne comme hebdomadaire a couvert notre congrès sous 4 angles.

Le premier prisme d'analyse s'attaque au positionnement du PCF dans l'échiquier politique de gauche, à ses rapports dans le Front de gauche et au PS dans l'optique des prochaines échéances électorales. Ainsi, Romain Ducoulombier dans Le Monde du 9 février avance que « dans la perspective des élections municipales en 2014, on peut penser que la situation du PS ne sera pas si solide et qu'un allié communiste ne sera pas inutile, au contraire » rajoutant que « Le PCF joue un jeu habile, complexe, qui lui permet à la fois de critiquer le gouvernement par l'intermédiaire de Mélenchon et d'apporter son vote ou son appoint quand le PS en a besoin. »

Alors que pour Le Monde, Jean-Luc Mélenchon « tire à boulets rouges sur le gouvernement », l'article du 8 février met en avant la réponse de Pierre Laurent : « le débat n'est pas tant sur l'analyse de la situation gouvernementale que sur les conclusions qu'on en tire ». Le Figaro du 8 février renchérit : « Le PS accuse le Front de gauche de parier sur l'échec de la gauche ? Pierre Laurent lui répond que le PS sera seul responsable de son échec s'il persiste sur la voie empruntée ». Tous ne traiteront pas le Front de gauche uniquement par ses dissonances, Stephane Alliès dans son article met l'accent sur l'investissement des communistes dans cette stratégie de rassemblement :« Aux dires de tous, le Front de gauche fait désormais consensus. « Il est rentré dans les mœurs communistes », dit la responsable des relations avec ledit Front de gauche, Marie-Pierre Vieu. Ce sont les urnes qui ont validé la stratégie, du coup le congrès est dans la continuité d’un processus qui marche. » « Avant, la crainte existait que le parti disparaisse, ajoute le secrétaire national aux relations extérieures Francis Parny. Désormais, l’inquiétude est levée, le Front de gauche marche et le PCF gagne plusieurs milliers d’adhérents. » 

Lilian Alemagna, dans Libération analyse notre stratégie comme s'opposant « encore et encore sur la scène nationale à l'austérité et au social libéralisme  du pouvoir socialiste. Tout en concevant [leur] précieux soutien lors des prochaines, et vitales, élections municipales de 2014. […] Hors de la majorité mais pas non plus dans l'opposition […] Assumant tout à la fois ses alliances locales avec le PS dans de très nombreuses municipalités, et un discours de plus en plus dur à l'égard de la politique du gouvernement Ayrault ». Citant Pierre Laurent « La bataille que nous allons mener pour changer la politique du gouvernement est le meilleur service qu'on puisse rendre à la gauche pour les municipales »

C'est un discours de clôture offensif qui fera dire à Pierre Laurent ce que reprend le Parisien du 11 février : « Il va falloir faire avec nous, comme on est. Et personne n'a intérêt à mépriser ces forces de gauche, […] Voilà les socialistes prévenus. Tant pis pour ceux qui espéraient voir les communistes mettre un peu d'eau dans le vin de leurs critiques à l'approche des municipales de 2014. »

Le second angle qui a crée un buzz médiatique pendant notre congrès est la suppression du marteau et de la faucille sur la carte d'adhérent-e. Qualifié par le Parisien du 9 février de « petit meurtre symbolique » cette polémique aura fait coulé l'encre des journalistes mais n'aura pas réussi à polariser le débat qui bientôt s'ouvre sur le communisme de nouvelle génération et les batailles politiques que nous souhaitons mener.

Cela nous amène au traitement médiatique du troisième angle : le renouvellement, le renforcement et la nouvelle image dont bénéficie le PCF. Ainsi, Le Point du 8 février écrit : « Rajeuni avec de nouveaux délégués, de nouveaux adhérents et "un communisme de nouvelle génération", c'est un PCF regonflé qui a lancé jeudi son 36e congrès, prêt à répondre aux critiques venues du PS et à défendre sa politique au sein du Front de gauche. […] Avec 7 000 nouveaux adhérents en 2012, deux fois plus que les années précédentes et un groupe charnière au Sénat, le PCF qui a "enterré son enterrement" médiatique en novembre dernier est regonflé. ». Dans la même idée, Libération du 8 février déclare : « Pierre Laurent, secrétaire national d'un PCF de nouvelle génération, fait évoluer son parti sur une ligne de crête inédite »

Enfin, les batailles politiques annoncées pendant le congrès ont été reprises dans la presse. Le Parisien du 11 février « Laurent a donné trois occasions au gouvernement de se rappeler au bon souvenir de son électorat de gauche : le vote de l'amnistie pour les syndicalistes poursuivis en justice, qui fait l'objet d'une proposition de loi communiste déposée au Sénat ; l'adoption de la loi sur les licenciements boursiers ; et le droit de vote des étrangers. » ou encore 20 Minutes « Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a dressé ce samedi un réquisitoire contre « l'Europe de l'égoïsme », « au service des milieux financiers et patronaux », et a appelé « les forces de progrès » à s'unir pour une Europe plus « solidaire », lors d'un discours au congrès de son parti. Le leader du PCF a notamment évoqué un grand meeting européen en avril, en suggérant de l'organiser à Marseille, ville du sud tournée vers la Méditerranée et aujourd'hui capitale européenne de la culture.

 
Le congrès dans les médias

le 11 février 2013

 

Pierre Laurent sur France Inter (vidéo)


Pierre Laurent par franceinter
 

Une direction du PCF rassemblée et ambitieuse

Pierre Laurent, congrès du PCF, photo Joël Lumien (DR)

C’est dans un climat serein que les délégués du 36ème congrès du PCF ont élu un Conseil national renouvelé et resserré dans l’objectif d’un travail plus efficace.

Rassemblée. Tel est l’image que donne ce moment important dans un congrès du PCF, l’élection de la direction nationale. Pour la première fois depuis plusieurs congrès, une seule liste de candidats était soumise au vote des congressistes. Pour Pierre Laurent, qui la conduisait afin de remplir un second mandat à la tête du PCF, ce fait témoigne « d’une maturité nouvelle » et « valide les choix politiques du PCF depuis le dernier congrès, en 2008 », avec cinq élections marquées par des progrès électoraux, le lancement du Front de gauche, les luttes contre les politiques de Nicolas Sarkozy et… 23 000 adhésions supplémentaires au PCF.

Ces résultats ne sont pas pour rien dans le fait que, malgré la présence de plusieurs textes d’orientation présentés aux suffrages des communistes en amont de leur congrès, en décembre, chacun a, au final, choisi de se retrouver sur une liste unique. Ce que souligne à sa manière l’ancien député André Gerin, dissident revendiqué depuis de longues années, en affirmant : « Je suis fier que le PCF ait toujours droit de cité, ce n’était pas gagné. » Nombre de délégués se sont exprimés dans le débat pour se réjouir de cette situation.

Collectif de travail

C’est avec la volonté « d’aller de l’avant », souligne Jacques Chabalier, en charge de la commission des candidatures au congrès, que « nous avons, avec douze propositions, intégré toutes les sensibilités » dans le Conseil national. Conseil qui sera paritaire et resserré, puisqu’il ne comptera plus que 166 membres, contre 233 jusqu’à présent. C’est, explique le responsable communiste, « pour gagner en efficacité ». Le Conseil national « ne devant pas être un Parlement où les positions sont figées mais un collectif de travail », l’objectif affirmé est de gagner à une meilleure « qualité du travail d’élaboration » de la politique du PCF sur tous les dossiers, ainsi qu’une plus grande « efficacité dans la mise en œuvre » des décisions. De ce point de vue, les liens avec les départements et les régions devraient être améliorés.

50% de nouveaux

Enfin, le renouvellement du Conseil national, dont la moyenne d’âge des membres est de 49 ans, est important, puisque 50 % des membres sortants (soit 116) le quittent. Dans ce cadre, les congressistes ont rendu un hommage particulier à des responsables comme Nicole Borvo Cohen-Seat, ancienne présidente du groupe communiste au Sénat, ou Francis Wurtz, député européen honoraire, qui ont marqué de leur empreinte le travail de la direction du PCF et contribué à son rayonnement. Au final, sur 766 délégués, 716 ont voté, 92 ont déposé un bulletin blanc ou nul et 624 ont approuvé la liste, soit… 100 % des suffrages exprimés.

  • A lire aussi:

Chaud et froid d'un week-end, l'édito de Patrick Apel-Muller

Congrès du PCF: "On est force de proposition"

Max Staat

 

Frederic s'adresse au gouvernement!

Dans Paroles de militant lors du congrès!

 

Les communistes rallument les étoiles: 36ème congrès du PCF (en vidéo)


36e congrès du PCF - Nordine Idir - Secrétaire... par CN-PCF
36e congrès du PCF - PSA puis Pierre Laurent... par CN-PCF
36e congrès du PCF - - Commission des mandats par CN-PCF
36e congrès du PCF - Jacques Chabalier... par CN-PCF
36e congrès du PCF - Marie-George Buffet sur... par CN-PCF
36e congrès du PCF - Maïté Molla par CN-PCF
36e congrès du PCF - Reiner Braun du réseau Non... par CN-PCF
36e congrès du PCF - Rapport financier - Jean... par CN-PCF
36e congrès du PCF - Hael Al Fahoum... par CN-PCF
36e congrès du PCF - Hommage aux femmes kurdes... par CN-PCF
36e congrès du PCF - Rapport de la commission... par CN-PCF
 

Congrès du PCF: La force du partage…

Chaque jour, le congrès du PCF vu par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité. Ce samedi, le texte "Il est grand temps de rallumer les étoiles" a été adopté par 554 voix pour, 74 contre, 21 abstentions et 6 refus de vote. Un vote qui donne tout son sens au slogan du congrès: "La force du partage"

Qui est le Panurge de cet élan moutonnier ? L’un d’eux ayant décrété contre tous les débats du congrès communiste que les délégués étaient déchirés par l’absence de la faucille et du marteau sur la carte d’adhérent, bien des médias ont emboité le pas. Dans la conférence de rédaction d’un quotidien du matin, on a même enjoint à l’envoyé spécial d’en faire SON sujet. Ca, c’est du journalisme, coco! Pierre Laurent a eu beau présenter la carte du PCF de 1944 qui ne porte pas ces outils et sourire de cet accès de fétichisme médiatique, c’était toujours samedi matin, la rengaine de BFM TV. Ca ne pouvait pas être celle de France 2 et de TF1. Les deux chaînes qui ont interdit d’antenne les journalistes de l’Humanité depuis l’élection de Nicolas Sarkozy n’ont même pas dépêché d’équipes aux assises d’un des principaux partis politiques. Au nom du pluralisme sans doute et de l’indépendance de pensée…

Sentiment de convergence...

J’évoquais un suivisme de troupeau, rien de surprenant à ce que je cite Buffon qui en inaugura l’étude : « L’homme n’est homme que pour ce qu’il a su se réunir à l’homme ». Réuni : c’est l’image qu’affiche le Parti communiste à Saint-Denis. Toutes les nuances du rouge y sont. Mais elles ne sont pas « dispersées façon puzzle ». Dès jeudi, les délégués avaient perçu un sentiment de convergence dans l’intervention d’André Gérin. Même envie d’unité dans les propos d’Hervé Poly du Pas-de-Calais. Pas de noms d’oiseaux dans les échanges, mais  jusque-là une écoute attentive des propos de l’autre.

... et liste unique

Vendredi soir la commission des candidatures a abouti pour la première fois depuis près de vingt ans à la constitution d’une liste unique, quand les congrès précédents voyaient des équipes concurrentes s’affronter. Un résultat d’autant plus appréciable que la constitution d’une « direction resserrée » a été choisie. Très massivement, les représentants des congrès départementaux se retrouvent dans la stratégie politique proposée, la poursuite du Front de gauche, la volonté de rassembler toute la gauche pour qu’une politique de gauche réussisse.

« C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi », jugeait Voltaire. L’ouverture du congrès aux vents du large, des luttes sociales aux conflits mondiaux, des enjeux du féminisme aux impératifs écologiques, est sans doute un indice de bonne santé. Rassérénés sur leur avenir, les communistes se penchent à nouveau sur les problèmes les plus concrets pour assoir leur volonté de transformer la société. Leurs débats s’en imprègnent même quand ils s’étirent un peu dans des controverses d’amendements sur leur Humanifeste.

« Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer le jeu », proclamait André Breton.  La question du communisme n’est pas envisagée à l’égal de l’horizon, cette ligne imaginaire qu’on n'atteint jamais, mais comme réponse(s) aux impasses de civilisation  qui menacent les futurs de l’humanité: Péril écologique si la planète est stérilisée par le court termisme du profit ; péril des conflits de la faim, de la haine et des dominations ; gâchis monstrueux qui détruisent les capacités humaines, assassinent les Mozart qui nous entourent ; destructions induites par le dogmatisme de l’austérité ; régressions pour lesquelles militent les multinationales… En affichant son congrès sous le slogan, « la force du partage », le PCF prend le contre-pied de la concurrence entre tous, et de chacun contre chacun.

Marche en avant

« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître », prédisait Jean-Jacques Rousseau. Et la Révolution française secouait ensuite le vieux monde monarchique. Les communistes semblent dépasser la seule volonté de résister à des mauvais coups pour reprendre une marche en avant. L’attention portée par une centaine de formations progressistes du monde aux analyses du PCF, la forte présence de syndicalistes, de représentants d’associations, d’intellectuels lors de la rencontre vendredi soir à l’invitation de Pierre Laurent, l’ambition affichée sous le vers d’Apollinaire (« Il est grand temps de rallumer les étoiles ») témoigne de cette perspective retrouvée. « Nous partageons nos rêves et nos soleils », écrivait Eluard…

  • A lire aussi:

Chez les délégués, une énorme envie de s'investir

 

PCF: La faucille, le marteau et les "archéo médias"


Chaque jour, le congrès du PCF vu par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité.

"Ecoutez la différence! Jeudi, les délégués au congrès du PCF ont évoqué un communisme de nouvelle génération, ont vibré avec les salariés de Florange ou des hôpitaux, ont applaudi l’ambassadeur de Palestine…Nulle part, il n’a été question de la faucille et du marteau. Mais vendredi matin sur France Inter, un reportage inventait des assises secouées par un débat sur le sujet.

Les auditeurs ne risquaient pas d’entendre un journaliste de l’Humanité rétablir les faits. Ce quotidien n’est quasiment jamais invité sur cette antenne à présenter ses points forts ou à commenter l’actualité. A la… différence de la plupart de ses confrères et notamment du très patronal Les Echos qui y a chaque jour chronique ouverte."

Vidéos l'Humanité.fr: Ce qu'ils attendent du 36ème Congrès du PCF

Retrouvez notre dossier spécial consacré au 36ème congrès du PCF Par Patrick Apel-Muller
 

Les communistes veulent rallumer les étoiles

Les adhérents du Parti communiste français étaient appelés aux urnes ce 14 et 15 décembre 2012 afin de déterminer leur base commune de discussion pour leur 36ème congrès, qui se tiendra du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers. Dans un processus de travail qui commence à prendre son essor, 54,19% des inscrits se sont déplacés pour départager les quatre propositions qui étaient en débat.

Le texte proposé par le Conseil national du PCF, « Il est grand temps de rallumer les étoiles - Humanifeste du Parti communiste à l'aube du siècle qui vient », a été adopté à 73,15% des suffrages exprimés. Le texte alternatif numéro 1, « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur » a obtenu 11,08% ; le texte alternatif numéro 2, « Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme », a obtenu 9,95% : et le texte alternatif numéro 3, « Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement », a obtenu 5,82%.

Ce résultat marque une forte volonté des communistes de poursuivre et amplifier la dynamique engagée depuis leur dernier congrès. Il témoigne également du souffle et de l'ambition par lesquels ils veulent nourrir leur combat face à la crise et au capitalisme, dans une Révolution citoyenne plus que jamais nécessaire.

Le texte adopté est désormais le bien commun de l'ensemble des communistes. Mais ce vote est loin de clore les débats. Il ouvre une nouvelle phase de notre réflexion qui doit nous permettre d'approfondir et de préciser nos analyses comme nos orientations. Qui doit nous permettre également nous rassembler plus encore. Dans les semaines qui viennent, nous appelons les communistes à poursuivre le travail engagé afin d'enrichir cette base commune et de faire de notre congrès un évènement politique retentissant pour notre peuple.

Pierre Dharréville, membre du Conseil national du PCF, responsable de la commission du texte,

 
Les communistes veulent rallumer les étoiles

le 16 décembre 2012

 

36ème Congrès- Résultats du VOTE DES COMMUNISTES SUR LA BASE COMMUNE en Tarn et Garonne

 

 

Voix

%

Inscrits (cotisants)

256

 

Votants

140

54 ,7

Blancs et nuls

7

5

Exprimés

133

95

 

 

Voix

% par rapport aux suffrages exprimés

 1. Je choisis la base commune adoptée par le Conseil national:

«Il est grand temps de rallumer les étoiles»

84

63,2

 2. Je choisis le texte alternatif

«Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur»

8

6

3. Je  choisis le texte alternatif «Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme»

29

21,8

4. Je choisis le texte alternatif «Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement»

12

9

 

Pour la commission du vote:

PELLICER David, GREDER André et Joëlle, POITOU Jean Paul, NADAL Marie, LAHURE Roger et GARCIA Patrick

 

36ème congrès du PCF : les quatre textes soumis au vote ce week-end

Cliquez sur l'image pour obtenir le document


Ces 14 et 15 décembre se tient le vote des militants communistes. Ils ont le choix entre quatre textes, dont celui rédigé par le Conseil national de leur parti et qui sert de base commune pour les discutions du 36ème congrès du PCF qui se tiendra en février prochain. Document joint.

Lire la suite...

 

Le PCF accueille ses nouveaux adhérents: intervention de Pierre Laurent

A quelques mois du 36ème congrès du PCF (7 au 10 février 2013), le PCF a ouvert ses portes aujourd'hui à ses nouveaux adhérents.
Plusieurs centaines de personnes étaient présentes aux côtés de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Vous trouverez ci-dessous l'intervention de Pierre Laurent lors de cet échange.


"Chers amis, chers camarades,

J’ai lu dans la presse que nous voulions mettre en avant nos nouvelles adhérentes et nouveaux adhérents.
C’est vrai. Car vous êtes de plus en plus nombreux et, oui, nous en sommes fiers. Il existe une nouvelle génération de communistes. Vous êtes cette nouvelle génération de communistes.

Mais il y a une raison plus profonde à l'évènement qui nous rassemble aujourd'hui : la naissance et l'affirmation d'un communisme de nouvelle génération.

***

Lire la suite...

 

Conseil National des 13 et 14 octobre 2012 - Point d'étape et projet de base commune pour le 36e congrès

Etape importante dans la préparation du 36e congrès, le conseil national des 13 et 14 octobre fut l'occasion de faire un point sur la situation politique et les ambitions du congrès - voir l'introduction de Pierre Laurent - et de présenter le projet de base commune soumis à la discussion des communistes.

Pierre Dharréville, fut chargé pour la commission du texte de présenter le projet de texte au CN. Un texte de base commune à la fois clair et rassembleur, un Humanifeste du Parti communiste français à l'aube du siècle qui vient, empruntant son titre à Appolinaire : "Il est grand temps de rallumer les étoiles...". Le CN après discussions a adopté le projet de base commune qui sera soumis à la discussion des communistes.

Ce fut aussi le moment de faire le point sur le travail engagé par les commissions. Jacques Chabalier a présenté un point d'étape sur le travail de la commission des candidatures chargée de travailler au renouvellement des directions. Isabelle De Almeida a fait de même sur l'avancé des travaux de la commission des statuts.

 

 

Projet de base commune - Il est grand temps de rallumer les étoiles

 

Conseil national du PCF du samedi 13 octobre 2012, introduction de Pierre Laurent

 

"Chers camarades,

Le Conseil national réuni le 13 septembre dernier a convoqué notre congrès pour les 7, 8, 9 et 10 février 2013. Depuis cette date, le processus s'est engagé. Les quatre commissions que nous avons élues sur le projet de base commune, sur les candidatures, sur les statuts et la commission de transparence de nos débats sont au travail. Le site internet du congrès qui accueillera textes, contributions, mises en débat est, sous la responsabilité de la commission transparence, ouvert.

Lire la suite...

- page 1 de 3

 
 
 

Les dessins illustratifs du programme du Front de gauche

En 2012, on va leur faire un dessin, les 9 thèmes du Programme du Front de gauche

Feuille de contacts

Feuille de contacts

Calendrier

« avril 2017
lunmarmerjeuvensamdim
12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Rubriques

Blog des blogs