PCF 82 Les communistes débattent, construisent une alternative politique de gauche

Les député-e-s du Front de gauche dénoncent l’acharnement du Gouvernement à dicter leur vote aux parlementaires sur une mesure rejetée mercredi dans la nuit par cinq groupes parlementaires sur six.
Le Gouvernement transforme une prétendue erreur technique en erreur politique. Il n’y avait aucune ambiguïté sur le scrutin : comment pourrait-il en être autrement s’agissant d’une mesure qui frappe particulièrement les retraités les plus modestes et va se traduire par une ponction de 2 milliards d’euros sur les retraités dès 2014 ?
On comprend qu’une majorité de parlementaires se soit refusée à cautionner une mesure aussi cynique et injuste.   
Cet article a été supprimé. Organiser une nouvelle délibération, c’est faire preuve d’un mépris profond pour la représentation nationale. Certes, cette majorité s’est d’ores et déjà distinguée pour sa conception particulièrement minimaliste des droits du Parlement.

Les député-e-s du Front de gauche, pour leur part, continueront de défendre une autre ambition pour les retraites.

 

Soucieux de réaliser une réforme des retraites "juste" alors qu'il s'apprête à demander aux Français de travailler plus longtemps, le gouvernement a souhaité dans le même temps tenir compte des conditions de travail difficiles de ces salariés via un "compte personnel de prévention de la pénibilité". Cependant hormis la difficulté de définir une « tâche pénible »

- le gouvernement ayant mis en place trois types de compensation à la pénibilité -,

cette mesure augure de nombreux déboires :
- Non prise en compte du travail du dimanche,
- Plafonnement du nombre de points,
- Règles rigides d’utilisation, liées au bon vouloir de l’employeur et des modalités de contrôle renvoyées à un futur décret,
- Les points réservés pour des actions de formation ne permettront pas aux salariés concernés d’entreprendre une formation suffisante pour sortir réellement de la pénibilité et de la précarité,
- Inégalité et injustice entre les salariés très exposés et ceux qui le sont moins, et qui bénéficieront du même nombre de points pour une période équivalente,
- Délais de prescription inacceptables pour les contestations des salariés,
- Procédure de contestation inéquitable via des « commissions ad hoc », les syndicats et les institutions représentatives du personnel étant tenus à l’écart,
- Départ anticipé de 2 ans au mieux annulé de fait par l’allongement de la durée de cotisation,
- Aucune prise en considération des facteurs nouveaux de pénibilité comme le stress au travail.
Cette mesure très complexe et insuffisante risque de provoquer beaucoup de frustrations auprès des salariés victimes de la pénibilité.

Communiqué des députés Front de gauche

 

Pierre Laurent: Les municipales de 2014....


Municipales 2014 - Réunion nationale des... par CN-PCF
 

Voici la liste des chefs de file pour les élections municipales des villes de plus de 20 000 habitants, adoptée par les membres du Conseil national du PCF. Cette liste ne comporte pas la totalité des villes de plus de 20 000 habitants.

  • Voir le document ci-dessous
Documents à télécharger: 
Chefs de file PCF pour les villes de plus de 20.000 habitants
 
Propos inacceptables et indéfendables de Manuel Valls : le Président de la République et le Premier ministre doivent prendre leurs responsabilités

Valls est dans les pas de Guéant. Ce dernier avait cru intelligent d'enjoindre les étrangers installés légalement en France à adopter « notre mode de vie ».

Pour Valls, les Roms « ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation avec les populations locales » ! Les Roms ne veulent pas s’intégrer et doivent quitter la France !

Ces propos racistes et xénophobes sont graves. Un Ministre joue sur le terrain glissant de la confrontation identitaire et des préjugés ethniques. Nous sommes loin des valeurs républicaines.

Non, les Roms ne sont pas des citoyens européens ayant vocation à partir, non, les Roms ne sont pas tous Roumains et Bulgares, non les Roms ne sont pas tous nomades, non, les Roms roumains ou bulgares n’ont pas à être désignés distinctement et traités différemment de leurs concitoyens roumains et bulgares non-roms et non, les Roms ne se complaisent pas dans la délinquance et l’extrême dénuement !

Les Roms continuent à être chassées de leurs lieux de vie de façon répétitive sans être consultées, informées et relogées de façon adéquate, en infraction avec des engagements internationaux pris par la France et en contradiction avec les engagements de François Hollande.

Devant le tollé déclenché par les propos, réitérés et assumés, de Manuel Valls, le Président de la République et le Premier ministre doivent prendre leurs responsabilités.

Jean-Jacques CANDELIER Député PCF du Nord

 

Si la suppression de la taxe de 35 euros pour l'accès à la Justice - taxe inique instaurée par Nicolas Sarkozy - est une bonne chose, le gouvernement donne un mauvais signe en diminuant le budget de l'aide juridictionnelle. Pour 2014, le budget de l’accès au droit passe de 339 millions à 309 millions d’euros. Cette coupe budgétaire de 30 millions d’euros est inacceptable. L'État ne doit pas se désengager de l'aide juridictionnelle. Elle est le seul moyen pour ceux qui ne disposent pas de revenus suffisants d'avoir accès à un avocat.

Il y a un bon moyen de financer les avocats qui défendent les plus

modestes: prélever une taxe sur les gros cabinets notamment d'affaires dont les avocats ne contribuent pas à l'aide juridictionnelle.

Communiqué du Parti communiste français

 

Le Ministre de l'intérieur s'est livré à une habituelle surenchère au sujet des Roms. Pour Manuel Valls, les Roms ne veulent pas s'intégrer et ils « ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ». Ces déclarations xénophobes doivent cesser au plus vite.
Ces familles, dans le plus cruel dénuement, doivent être aidées avant d'être montré du doigt et désigné à la vindicte populaire. La gauche doit cesser de se placer sur le terrain de la droite ou la bêtise le dispute souvent à l'ignorance. Elle y perdra son âme.
Cette politique de bouc émissaire, la gauche l'a combattue ensemble en son temps, quand Nicolas Sarkozy se livrait à une détestable course à échalote avec le Front national. Ce qui était vrai hier, doit l'être aujourd'hui.

Fabienne Haloui, Responsable de la commission « Droits et libertés » au PCF

 

Selon le Bulletin quotidien et sous prétexte d’économie budgétaire, les ministres de l’intérieur et du budget projettent de supprimer l’envoi par courrier papier des circulaires et des bulletins de vote des candidats aux élections européennes.

Décidément pour ce gouvernement tout est un coût : le travail, la retraite, la santé et maintenant l’expression de la démocratie.
Les élections européennes souffrent des plus bas taux de participation de l’histoire électorale de notre pays. Il est donc singulier de voir un gouvernement qui ne jure que par l’Union européenne, prendre des dispositions au nom d’un « choc de simplification » qui banaliseraient l’enjeu européen et qui réduirait encore la participation à ce scrutin.

Il est vrai que les élections européennes s’annoncent difficiles pour la majorité présidentielle alors que plus de 70% des français, toutes tendances politiques confondues pensent que le traité européen de stabilité budgétaire signé par François Hollande enlève toute marge de manœuvre à notre pays.
Après l’austérité économique, voici l’austérité démocratique !

C’est pourquoi le PCF demande solennellement au Président de la République de récuser ce projet attentatoire à la démocratie prêté à ses ministres de l’intérieur et du Budget.

Pascal Savoldelli, Responsable national du PCF aux élections

 

Albert Jacquard est mort aujourd'hui à l'âge de 87 ans. Le Parti communiste français salue la mémoire de cet homme qui, venu des sciences, avait embrassé les combats pour l'égalité et la justice.

Brillant généticien, Albert Jacquard était aussi un homme de conviction profondément humaniste. Toute sa vie il aura œuvré pour faire avancer l'Humanité, à son échelle et sans jamais se départir de sa profonde modestie. Mettant son incroyable savoir scientifique au service de causes universelles, Albert Jacquard aura marqué son époque de son empreinte si atypique.
Aujourd'hui la France perd un grand scientifique et un homme de cœur.

Parti communiste français

 

La Charte de la laïcité présentée aujourd’hui par le ministre de l’Education nationale a le mérite de rompre avec l’escalade permanente de ces dernières années. On pourra discuter la légitimité de ce texte mais il semble viser un objectif d’apaisement que nous partageons.

Dans ses rappels au droit notamment, il reste marqué par les décisions de la période précédente, qui résultaient d’une suspicion exacerbée à l’égard des convictions religieuses et notamment musulmanes, qui ont été violemment stigmatisées sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy.

Prise comme une contribution, elle peut aider à construire une démarche beaucoup plus partagée autour du principe de laïcité, mais n’aura des effets qu’à condition d’ouvrir la réflexion et la construction du vivre ensemble au sein des établissements. Pour que l’école transmette une culture commune à toute une génération, permettant aux adultes de demain de vivre ensemble dans le partage des différences, il est urgent de lui donner les moyens de faire réussir tous les enfants.

Espérons que cette charte ne sera pas un geste creux, mais un premier pas dans la construction d’une école qui respecte tous les enfants et ne laisse personne sur le bord du chemin. Espérons que ce geste ne sera pas immédiatement annihilé par la concrétisation de tentations exprimées autour de l’interdiction des signes religieux dans les entreprises privées ou à l’Université.

La laïcité n’est pas un problème, mais une solution, un principe émancipateur qui gagne à être connu et surtout mis en oeuvre. Il appelle une plus grande ambition : un nouvel essor de l’égalité et de la démocratie. Et un nouvel essor du service public d’éducation nationale, qui pour l’heure, n’est pas encore au rendez-vous.

 

Pierre Dharréville*, Responsable de la commission « Démocratie » au PCF,

Paris, le 9 septembre 2013.

 

*Pierre Dharréville est l'auteur de l'ouvrage « La laïcité n'est pas ce que vous croyez » aux éditions de l'Atelier (préface de Jean Baubérot)

 
Charte de la laïcité à l’école : « La laïcité appelle à une plus grande ambition » (Pierre Dharréville - PCF)

le 09 septembre 2013

 

Les autorités politiques de notre pays, imposent à tous les hôpitaux de trouver rapidement un équilibre financier.

Des budgets insuffisants et un système de tarification pervers mis en place par l’équipe Sarkozy et que le gouvernement Hollande n’a pas abrogé,  mettent tous les hôpitaux de France sont dans le rouge.

Ce système de tarification à l’activité, impose aux hôpitaux une course pour que l’activité dans les services augmente. Mais au lieu d’accorder dans ce cas une enveloppe supplémentaire, le tarif des activités hospitalières est revu à la baisse pour éviter une montée des dépenses imputées à la sécurité sociale.

On aboutit ainsi à  creuser un déficit, et ce au nom de l’équilibre des comptes de la sécu .

L’hôpital de Montauban,  avec  une activité en hausse, connait aujourd’hui un   déficit oscillant entre 6 et 9 millions.

L’agence régionale de santé qui est aux ordres  du ministre de la santé lui impose un  plan de retour à l’équilibre.

Au lieu de s’interroger sur les causes du  déficit, nos gouvernants  obligent ainsi  les hôpitaux à rechercher par eux même les solutions

Au lieu d’accorder aux hôpitaux les moyens nécessaires à leur fonctionnement, c’est du côté du personnel que les directions cherchent à faire des économies.

Les communistes dénoncent  cette situation.


Depuis de nombreuses années, les communistes font la proposition d’augmenter les moyens de la sécurité sociale

Car ce n’est pas du côté des dépenses qu’il faut taper, mais  bien dans des recettes nouvelles  qu’il faut chercher la solution

Comme pour les retraites, nous proposons la création d’une cotisation qui serait payée par ceux qui font d’énormes bénéfices sur les marchés financiers. Ces revenus représentent plus de 300 milliards d’euros par an et échappent à toute cotisation sociale

C’est ce courage politique que la gauche au pouvoir devrait avoir et non encourager à rogner les acquis des personnels.

C’est pourquoi, les communistes  sont solidaires de la lutte des personnels de l’hôpital de Montauban

À travers leur lutte engagée cet été, les personnels dont il faut saluer le dévouement, veulent aussi  que les malades soient soignés dans de bonnes conditions. Nous ne pouvons que les encourager à poursuivre dans  cette  voie.

Montauban le 30 aout 2013

 

A l'université d'été du MEDEF, son nouveau président en a fait des tonnes. Mauvais comédien, Pierre Gattaz aimerait faire croire qu'il a été lésé dans la négociation sur les retraites. C'est tout le contraire ! Le patronat sort grand gagnant de cette pseudo consultation où les cartes ont été biseautées avec le transfert annoncé par le gouvernement des cotisations familiales payées par les entreprises (34 milliards d'euros) vers les ménages. 

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Le moins du monde rassasié par ce formidable cadeau fait par le gouvernement sur le dos des familles, voilà qu'il réclame la fin de l'ISF et l'abandon de la taxe à 75%. Plus le MEDEF obtient, plus il en demande. Pour preuve, 200 milliards d'aides publiques sont distribuées chaque année aux entreprises, soit l'équivalent de la richesse produite par l'industrie. En 2012, les liquidités détenues par les groupes du CAC 40 ont atteint un nouveau record à 161 milliards d'euros. Les charges financières payées aux banques et les dividendes versés aux actionnaires s'élevaient à 309 milliards, contre 147 milliards de cotisations sociales. Le gouvernement doit arrêter de trembler devant les rodomontades patronales. Ces fausses colères surjouées n'ont qu'un but : faire oublier les formidables gains amassés par les grands patrons sous la forme d'aides fiscales, de crédits d'impôt et d'exonérations. Les larmes de crocodiles du Medef n'ont que trop coulé.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

Olivier Dartigolles (PCF) répond à David Assouline (PS) et lui propose un débat

Le débat politique doit se hisser au niveau des enjeux, traiter des sujets qui préoccupent prioritairement les françaises et les français, qui, dans leur écrasante majorité, appréhendent l'avenir. Les sujets traités par Manuel Valls au cours des dernières semaines ne font pas partie de ces urgences. L'activisme estival du ministre de l'intérieur ne doit pas nous détourner de l'essentiel : l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat, les retraites.

David Assouline, porte-parole du PS, interpelle le PCF. Il souhaite débattre. Depuis la victoire de la gauche, rassemblée au second tour de l'élection présidentielle après 10 années avec la droite aux affaires, nous ne cessons d'appeler à une politique de gauche pour le changement. Dès la rentrée, comme semble le proposer aujourd'hui Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, la majorité de gauche au Parlement peut inscrire à son ordre du jour les propositions de loi pour engager résolument le changement.

Je me rends, pour le PCF, à l’Université d’été du PS qui se tiendra le week-end prochain à La Rochelle. David Assouline accepterait-il d'en débattre à cette occasion ?

 

le 18 août 2013

 

Le PCF condamne la répression consternante de brutalité et meurtrière qui s'est abattue sur les manifestants pro-Morsi en Egypte. Il condamne toutes les violences, les représailles, les provocations qui alimentent la confrontation. Tout doit être fait pour éviter un chaos encore plus dangereux voire un risque de guerre civile.

Ce qui se passe aujourd'hui en Egypte suscite notre plus vive inquiétude. Les affrontements armés et l'absence de tout effort minimum de dialogue et de concertation pour éviter le pire bafouent l'esprit des soulèvements populaires et les aspirations démocratiques et sociales légitimes qui se sont exprimées en Egypte, comme dans d'autres pays du monde arabe, dès 2011.

 

Les islamistes au gouvernement ont montré leur incapacité à construire une politique digne de ces attentes populaires. Ce n'est cependant pas un régime militaire qui pourra apporter les réponses dont le peuple a besoin après tant d'années de néo-libéralisme, de privatisations, d'inégalités criantes, qui sont causes essentielles de la crise égyptienne.

Le sens de la responsabilité doit l'emporter et toutes les autorités institutionnelles, politiques et sociales égyptiennes susceptibles de jouer un rôle devraient intervenir pour stopper cette descente aux enfers et trouver les conditions d'une solution politique pour préserver la paix civile et garantir un avenir à l'Egypte.

 

L'Union européenne doit garantir d'urgence à ce pays une coopération et des aides qui soient une contribution réelle au développement, à l'emploi et au recul de la pauvreté, et non la poursuite des conditionnalités anti-sociales dictées par le FMI.

Le PCF exprime sa solidarité avec toutes les forces démocratiques et progressistes égyptiennes qui appellent à agir dans ce sens.

 

« Henri Alleg, honneur de notre Nation »

« Henri Alleg, honneur de notre Nation »

Henri Alleg vient de s'éteindre. C'est pour les communistes, mais aussi pour les peuples français et algérien, cause d'un immense chagrin.

Résistant à toutes les formes de domination et d'oppression, Henri Alleg a été du combat fondamental du XXe siècle pour l'émancipation du genre humain que fut la lutte anti-coloniale.

Arrivé en 1939 à Alger, c'est à 20 ans – en 1941 – qu'il choisit de rejoindre le Parti communiste algérien, alors illégal. Henri assuma d'importantes responsabilités à la jeunesse communiste, puis au parti avant de devenir directeur d'Alger républicain.

Le nom d'Henri Alleg demeurera irrémédiablement synonyme de vérité, de courage, de justice. Engagé pour la paix, l'indépendance et la démocratie en Algérie, Henri a été torturé et emprisonné, transféré à Rennes dont il s'était évadé en 1961.

En révélant au grand jour les atrocités commises par l'armée française en Algérie, l'auteur de La Question permit à la société française de regarder en face la vérité du pouvoir colonial qu'elle exerçait en Algérie. L'ouvrage, traduit en 28 langues, sera, à juste titre, considéré comme le « J'accuse » de notre temps. Sa conception du métier de journaliste – nourrie de son idéal – a fait honneur à notre Nation.

La place exceptionnelle d'Henri dans le combat anti-colonial et la lutte de libération nationale algérienne provient de sa faculté à défendre le droit imprescriptible des peuples à disposer d'eux-mêmes, sa faculté à partager son combat pour l'égalité entre les peuples et entre les individus.

Quelques années après son installation en France, il rejoint le PCF en 1972 et la rédaction du quotidien L'Humanité. C'est pour les communistes français, un honneur.

À cette heure, nous voulons associer à sa mémoire, celle de son épouse, Gilberte Serfaty, disparue en 2011, et avec laquelle il partageait tout ; Gilberte était elle-même une intellectuelle de grande envergure, une historienne émérite, qui rendit justice aux époux Rosenberg, et une militante extraordinaire.

Toutes nos pensées vont aux enfants d'Henri et Gilberte, à leur famille, à tous leurs proches. L’œuvre d'Henri est ineffaçable. Nous garderons de lui, plus que tout, le souvenir de sa gentillesse, de sa douceur, de sa générosité.

 

Pierre Laurent,secrétaire national du PCF

 

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La première décision de Philippe Martin comme ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est d’augmenter les tarifs d’électricité de plus de 5 % pour 2013 et 2014. Il s’agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années. A défaut d’être chaud, l’hiver s’annonce coûteux ! Cette annonce représente un cadeau de départ en vacances, dont nombre de français auraient aimés se passer ! Cette augmentation est inacceptable. Elle porte exclusivement sur les tarifs règlementés pour les particuliers : une fois encore les grandes entreprises en sont préservées.

La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif. Le gouvernement Sarkozy/Fillon avait volontairement limité les hausses dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Si EDF doit disposer de moyens financiers pour faire face à ses charges, le Parti communiste considère que d’autres solutions doivent être utilisées. Ainsi l'État, qui est actionnaire majoritaire d’EDF, détenant 84,48% de son capital, prélève 2,3 milliards d’euros de dividendes par an. Nous proposons donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités.

L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ne fait pas baisser les prix, bien au contraire ! Cette libéralisation conduit à des gâchis : affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence. C’est pour cette raison que nous défendons la création d’un  pôle 100 % public de l’énergie et que nous préconisons la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie.

 

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Le voyage de François Hollande en Tunisie les 4 et 5 juillet doit constituer une avancée dans les rapports entre la France et la Tunisie en faveur de la démocratie et d'une véritable coopération entre nos deux pays.

La Tunisie traverse une période de grande tension. De plus en plus de libertés sont mises en cause. La répression et la justice s'acharnent contre toute expression d'opposition à la politique du régime actuel.
Par contre, des groupes islamistes violents échappent toujours à la justice et l'enquête sur l'assassinat de Chokri Belaïd piétine.

C'est dans ce contexte que se déroule le débat sur la future Constitution, qui ne manque pas d'inquiéter les démocrates tunisiens.
Par ailleurs, la situation économique et sociale exige des gestes forts pour alléger le fardeau des contraintes financières imposées par le FMI et l'UE à la Tunisie. La lutte contre le chômage et la pauvreté est à ce prix comme celle du développement des services publics de la santé et de l'éducation.

La France devrait ainsi annuler la dette tunisienne, soutenir la demande d'un audit, et ré-examiner le contenu du futur accord de libre-échange dit « complet et approfondi » avec l'Union européenne afin de ne pas imposer à la Tunisie de nouveaux dispositifs commerciaux et financiers dont elle a déjà tant souffert.

Tourner la page des relations entre l'ancien régime et les gouvernements français précédents, c'est rompre avec les politiques dominatrices et de prédation. Ouvrir un nouveau chapitre des relations entre les deux pays, c'est les construire sur la base du respect mutuel, du dialogue, de la coopération et du soutien aux forces qui oeuvrent en faveur d'une transition démocratique et sociale, conforme aux aspirations du peuple tunisien. Le Parti communiste français réaffirme à cette occasion son soutien et sa solidarité aux forces sociales et politiques de progrès en Tunisie.

Parti communiste français

 

Alors que l’annonce de la réduction de 7% du budget du ministère de l’Ecologie, pour l’année 2014, sonne le glas des grandes ambitions environnementales pour notre pays, le coup de gueule de l’ex-ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie, Delphine Batho, apparait insupportable pour les tenants de l’austérité à tout prix au moment où, ici et ailleurs dans le monde, il y a urgence à relever les défis environnementaux.

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Delphine Batho s'engouffrant dans le métro après son éviction!

L’éviction autoritaire de Delphine Batho et son remplacement immédiat par Philippe Martin, rédacteur de l’accord politicien Europe Ecologie les Verts/PS pour les législatives, est de bien mauvaise augure.
Pourtant, l’urgence écologique et sociale ne peut s’accommoder des coupes sombres budgétaires de la modernisation de l’action publique.
Alors que Delphine Batho devait présenter dans 15 jours, les conclusions du débat public national sur la transition énergétique, elle est remplacée par un homme qui aura fort à faire, dans ces conditions, pour présenter un avenir énergétique à la France, qui tienne compte des exigences portées par les citoyens qui refusent toute augmentation inéluctable des tarifs de l’énergie.

Pour les communistes et leurs élu-e-s, quelque soit le ministre de l’Ecologie en place, il faut savoir saisir les vents nouveaux pour changer de cap afin de répondre, à tous ceux qui considèrent, une augmentation des moyens affectés à la politique environnementale, comme indispensable à une lutte résolue contre les inégalités sociales et environnementales. En tout état de cause, nous ne pourrions soutenir un retour sur le devant de la scène d’une taxe sur le diesel ou d’une nouvelle forme de taxe carbone, orchestrant une imposition inégalitaire, dont l’assiette reposerait essentiellement sur les classes moyennes et les familles les plus en difficulté.

Parti communiste français

 

Le Parlement européen vient de voter la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, demandée par la justice pour avoir comparé la tenue de prières musulmanes dans la rue à l'occupation allemande. Que les élus du peuple mis en cause par la justice soient amenés à lui répondre est la moindre des choses. Les protestations de façade du Front national, qui déroule son plan de com, n'ont qu'un but : faire passer l'agresseur pour une victime.

Marine Le Pen doit non seulement être entendue pour les propos qu'elle assume, mais elle doit être condamnée. Il est inadmissible de tenter d'assimiler les musulmans de notre pays à l'armée nazie, pour faire monter un sentiment de peur et de haine contre une partie de la population française en raison de sa pratique religieuse. C'est inadmissible pour les croyants musulmans de notre pays. C'est inadmissible pour les victimes du nazisme.

On ne l'a pas entendue critiquer les processions pascales : elle cherche donc bien à stigmatiser l'islam en particulier. Elle cherche à diviser notre peuple et à orienter sa colère loin des véritables responsables de ses souffrances quotidiennes : les forces de la finance. Contrairement à ce qu'elle raconte, Marine Le Pen en parlant ainsi ne défend pas la laïcité, elle la détourne et elle la piétine. La laïcité n'est pas un principe d'exclusion mais de vivre ensemble. Nous lui refusons le droit de s'en revendiquer et d'en faire un trompeur fonds de commerce. La laïcité n'est pas compatible avec le racisme. Et l'extrême droite n'est décidément pas compatible avec la République.

 

Pas un mois sans que la presse, les élu-es locaux ou les représentants des personnels n’annoncent la fermeture d’un service, d’un hôpital ou d’une maternité de proximité. Les Agences Régionales de Santé et certains gestionnaires d’établissements publics de santé, semblent faire primer les intérêts économiques et financiers avant la satisfaction des besoins en santé des populations. Pourtant dès 2008, un sondage révélait que 17% de nos concitoyen-nes avaient été contraints de renoncer aux soins en raison de motifs liés à l’éloignement géographique.

La tarification à l’activité, la convergence tarifaire et les gels de crédits destinés au financement des missions de service public, appliqués jusqu’en 2012, comme la baisse des tarifs hospitaliers imposés à l’occasion de la dernière loi de financement de la sécurité sociale, tout a été mis en œuvre pour fragiliser les hôpitaux, au bénéfice direct des cliniques commerciales. Pourtant, ces dernières, à l’inverse des hôpitaux, sélectionnent leurs clients par l’argent, refusent les soins les moins rentables et imposent des dépassements d’honoraires.

Si rien n’est fait, les fermetures de services, de maternités de proximité ou d’établissements de santé, annoncées ou qui ont déjà eu lieu, auront pour conséquence de fragiliser notre maillage territorial de santé, avec des risques potentiellement importants sur la qualité de l’offre sanitaire et donc sur la santé des populations.

Afin de remédier à cette situation, qui s’accompagne par ailleurs de la suppression prévisible de 30 000 personnels hospitaliers, alors même que les patients subissent déjà le manque criant de personnels, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ont déposé ce jour une proposition de loi instaurant un moratoire sur la fermeture des hôpitaux et de leurs services.

Si la gauche se rassemble au Sénat où elle est majoritaire, il est possible de la voter et de marquer ainsi un changement de cap en matière de politique de santé publique.

Communiqué du groupe CRC du Sénat

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Les dessins illustratifs du programme du Front de gauche

En 2012, on va leur faire un dessin, les 9 thèmes du Programme du Front de gauche

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