Cette situation n’a rien d’une fatalité. Elle résulte des choix politiques et économiques du gouvernement qui a décidé de sacrifier le logement social au profit des intérêts égoïstes du privé : 340 millions d’euros, pris dans les caisses des organismes HLM et diminution du budget en faveur du logement social (de 850 millions d’euros en 2008 à 480 millions en 2010). Un hold-up en bonne et due forme !

La volonté d’accès à la propriété n’est qu’un bobard de plus pour permettre à l’Etat de se désengager toujours plus, et un piège quand on sait que les copropriétés ont beaucoup de difficultés à faire face aux charges.

Il est urgent d’imposer une autre politique du logement.

Le PCF propose de réorienter dès maintenant les finances publiques en vue de la construction de logements accessibles à tous au lieu de favoriser le logement privé spéculatif. Il propose également la construction d’un grand service public national, décentralisé, structuré autour d’un pôle public financier, d’une agence nationale foncière et d’une entreprise publique de la construction pour mettre en œuvre une véritable Sécurité Sociale du logement correspondant aux besoins des familles et à leurs moyens de contribution.

Parti communiste français,

Paris, le 1er février 2011.

Le rapport de la fondation