Dans cette hypothèse, le bien fondé de la stratégie que nous avons majoritairement décidé de mettre en place, se vérifie. Notre Parti doit privilégier le renforcement du Front de Gauche, le consolider et l’élargir mais nous devons également discuter avec les militants socialistes que nous côtoyons tous les jours car ils ne sont pas forcément partisans d’alliances contre nature.

Je sais que nous ne serons jamais assez nombreux pour établir cette longue chaîne d’union des opposants au libéralisme pur et dur que nous promet l’Europe et que relaient nos propres libéraux au pouvoir.

Je crois, que nous n’avons pas d’autre alternative que de réunir toutes les familles de gauche pour éviter la déliquescence de notre société car les mesures que la droite nous prépare, sont de nature à rompre définitivement le pacte social de 1946.

Dans cette démarche d’union, de nombreux militants de la base socialiste, mais aussi de nombreux dirigeants, j’en suis sûr, peuvent nous rejoindre et toute attitude sectaire de notre part, serait mortifère.



Réunir d’abord toutes les forces possibles, dans le Front de gauche, est une nécessité, mais travailler à réunir toute la gauche sur des bases claires et anti- capitalistes, dans un second temps, n’en reste pas moins le but à atteindre.

Les deux démarches ne sont pas contradictoires, elles sont complémentaires et sans la première étape, la seconde ne servirait qu’à accompagner le déplacement vers la droite, de la vie politique française. Nous en savons quelque chose.

Il nous faut donc réussir cette entreprise unitaire qui n’est pas facile, car le danger est à nos portes et il est pour demain. Il pourrait advenir que seule subsiste dans le paysage politique français, une droite dure et triomphante et face à elle, une alternative sociale démocrate centriste, non moins soumise aux puissances de l’argent.

Cette perspective pourrait devenir notre réalité pour longtemps, d’autres pays en ont fait et en font encore, la triste expérience.

Roger Vidal ( Ariège)
front_de_gauche-c0e21.jpg