«Il est des situations qui perdurent et qui deviennent inacceptables dans la période actuelle.

Alors que le budget 2013 deDéfense prévoit une suppression de 7 234 emploies civils et militaires (dont près de 1 800 personnels civils), que 30 000 postes ont déjà été supprimés pour atteindre les 55 000 suppressions d'ici fin 2014 (soit une chute de 17% de l'effectif total), il est fait de plus en plus appel pour répondre aux missions aux Engagés de service réserve (ESR), c'est-à-dire aux militaires retraités qui reprennent du service comme réserviste. Dans notre ministère, plus d'un agent sur deux partant en retraite n'est pas remplacé. Est-il normal qu'il soit fait appel aux ESR dont le nombre (30 000 actuellement) et la durée des périodes qu'ils effectuent ne cesse de croître pour remplacer la diminution des postes et donc des emplois ouverts aux jeunes.


Il faut aussi savoir que les indemnités perçues par les réservistes reprenant du service qui s'ajoutent à leur retraite ne sont pas imposables. Ils bénéficient d'une série d'avantages (remboursement frais de transport domicile/travail, repas payés, tarifs SNCF réduits...). Un retraité réserviste peut effectuer de 30 à 120 jours, voire jusqu'à 220 jours, d'activité dans l'année. Chaque jour est payé 160 euros pour un lieutenant colonel, 78 € pour un adjudant, 58€ pour un caporal.

Un rapide calcul effectué sur une  base à Montauban. Par rapport aux chiffres et tarifs début 2010, (qui augmentent depuis), les sommes versées aux retraités réservistes sur cette base auraient permis d'embaucher cinq salaries au SMIC.

 

PCF 82