PSA : une loi s'impose d'urgence!
La direction de PSA a officialisé, ce matin, son projet de suppression de 8000 emplois en France et de fermeture du site d'Aulnay en 2014. Cette annonce est catastrophique puisqu'elle signifierait, en réalité, la suppression de dizaines de milliers d'emplois dans le pays. Elle ne constitue pas, néanmoins, une surprise. Ces intentions avaient été révélées, voici un an, par la CGT. Depuis des mois, j'ai interpellé les pouvoirs publics sur cette question. L'ancien gouvernement a, bien évidemment, fait la sourde oreille.
L'arrivée de la gauche doit, de ce point de vue, marquer un changement radical.

Hier encore, j'ai interrogé Arnaud Montebourg, le Ministre du redressement productif, lors de la séance des questions au gouvernement.

Le chef de l'Etat, le premier Ministre, ne peuvent rester l'arme au pied.

Oui ou non va-t-on laisser la direction du groupe automobile qui a versé 200 millions de dividendes en 2011, décider la mise a mort d'usines modernes au seul profit des actionnaires? Oui ou non, va-t-on prendre les mesures qui s'imposent pour redresser l'industrie automobile dans notre pays? Oui ou non va-t-on inscrire à l'ordre du jour du Parlement, un texte visant à interdire les licenciements boursiers?  Les Député-e-s du Front de gauche sont déterminés à agir pour qu'il en soit ainsi, au plus vite.
 
Marie-George Buffet
 

Par Marie-george Buffet, le 12 juillet 2012