Or, le Comité de pilotage vient donc de définir un couloir de 1.000 m où devrait passer la future Ligne à Grande Vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Au grand dam de nombreuses assemblées élues et d’associations de résidents, c’est le fuseau ‘D’ qui a été retenu malgré l’impact direct sur quantité d’habitations existantes (460 recensées pour les seules communes de Montbeton, Lacourt Saint Pierre et Bressols !) sans oublier les dégâts causés au vignoble AOC Château Bellevue La Forêt, aux sites classés (Châteaux de Pompignan et Saint-Jory, église de Saint-Rustice, vestiges d’une villa gallo-romaine, Canal des 2 Mers, zones ZNIEFF et NATURA 2000).

Cette décision lourde de conséquences pour les populations concernées est intervenue à la suite d’un simulacre de concertation qui n’a pas pris en compte les propositions alternatives formulées à la fois par 14 municipalités situées entre Cordes-Tolosanes et Saint-Jory et les collectifs ‘Union Pour la Sauvegarde des Villages’. Ces propositions visent à retenir un tracé au plus près de l’autoroute, ce qui épargnerait 3 villages, 404 constructions à une distance inférieure à 100 m de la voie ferrée, les sites protégés classées et la DRIMM. Au delà de cet aspect fondamental, le projet répond aux exigences techniques : pas de rayon de courbure inférieur à 7.000 m, possibilité d’implanter la gare ailleurs qu’à ‘Lestrade’
Précisément, de nombreux avis convergent pour estimer que les terrains existent autour de l’actuelle gare Villebourbon pour y construire une structure adaptée au TGV. Cet emplacement serait fort propice pour assurer l’interconnexion des services tels TER et ‘Grandes lignes’ par le biais notamment du ‘POLT’ rénové, sans oublier le fret et les liaisons routières.

La démocratie, la seine conception de l’intérêt public, qui n’ont que faire des querelles politiciennes, impliquent que les responsables du projet, en premier lieu Réseau Ferré de France, tiennent compte de l’avis des citoyens et de leurs élus clairement formulé et argumenté.



Guy Jamme