La mise en œuvre du décret portant sur la réforme des rythmes scolaires soulève partout dans le pays colère et incompréhension. Parents, enseignants, personnels d’animation, tous pointent aujourd’hui la difficulté à mettre en œuvre une réforme des rythmes répondant aux besoins éducatifs des élèves et notamment des plus en difficulté.

Mais bien au-delà de la question des rythmes c’est le projet d’école, comme le projet éducatif dans son ensemble qui sont remis en cause.

Bien plus que d’une réorganisation des horaires, certes absolument nécessaire au regard de la réalité du terrain, c’est sur l’ambition éducative que ce mouvement entend peser auprès de politiques qui ont oublié les objectifs annoncés de lutte contre l’échec scolaire.  Le Parti communiste français soutient le mouvement qui  fédère enseignants, parents et animateurs qui dénonce l’existant mais surtout attend que l’Etat prenne véritablement ses responsabilités en donnant à l’Ecole les moyens, financiers, humains, de s’attaquer à la difficulté scolaire et  aux communes la possibilité effective de mettre en place un périscolaire de qualité.

En effet la réforme dite des rythmes s’inscrit dans un contexte plus large de mise en place d’un socle commun de connaissance pour les uns, de programmes pour les autres ; dans la promotion d’une scolarité, d’une éducation qui loin de combattre  les inégalités scolaires, les inégalités de territoire, les inégalités sociales, les entérine voire les aggrave.  un temps de concertation est nécessaire avec l’ensemble des acteurs de l’éducation

Il faut que le ministre entende très rapidement la colère qui monte alors que les métiers de l’éducation sont empêchés par plusieurs années de casse de l’école,  d’austérité imposée à l’ensemble du pays. Il faut que le ministre comprenne que le mouvement exprime  une volonté collective de mettre en actes  « la priorité à la jeunesse et à l’éducation ».