Expulser une famille qui a été déclarée prioritaire justement parce que faisant l’objet d’une procédure d’expulsion, cela relève effectivement d’un univers kafkaïen. L’objectif des sénateurs communistes, soutenus par les socialistes et les verts, était bien de faire cesser ce dysfonctionnement de l'Etat.

Le rejet de cet amendement par la droite, soutenue par quelques sénateurs de la majorité, sonne le glas de la loi portant création d’un droit au logement opposable. L’Etat restera malheureusement hors la loi, c'est-à-dire, incapable de respecter la règle qu'il a lui même édictée en contradiction totale avec la convention européenne des droits de l’Homme et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966.

Les sénateurs communistes continueront de porter cette exigence pour que la dignité des Hommes soit reconnue en toutes circonstances et qu'en aucune manière les difficultés pécuniaires de nos concitoyens puissent les priver de leurs droits fondamentaux, dont celui d'avoir un toit.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GROUPE COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN AU SÉNAT