D’entrée il a exprimé combien les 7% obtenu par le Front de gauche de manière autonome, étaient un atout ; nous ne devons notre élection qu’à nos électeurs. Les élus du front de gauche prennent totalement leur place dans la majorité de gauche, notamment pour combattre la droite.
Mais aussi pour soutenir ce qui va dans le bon sens et pour s’opposer à certaines dérives. Christian a parlé avec satisfaction du dispositif mis en place par la Région qui permet aux élèves de seconde d’acquérir un ordinateur. ; La demande a explosée : 13000 ! Surtout que ce sont les familles les plus démunies qui en ont profité.
Les élus du front de gauche veulent que l’argent public soit utilisé à bon escient. Pas question notamment de faire des cadeaux au grand patronat. Ainsi le groupe a refusé d’accorder 350 000 euros à l’Aéro Figeac qui a très clairement justifié cette demande « pour soulager les banques ». Même vote face à la demande de 500 000 euros dont bénéficie finalement les Thalès, Airbus et Boeing , pour l’organisation d’un salon, car le front de gauche a été seul à refuser une telle largesse . Au sien de l’assemblée régionale, les élus du front de gauche viennent de faire adopter plusieurs vœux : en soutien aux mobilisations pour les retraite, pour la défense des hôpitaux publics, et pour la généralisation du versement transport des entreprise.
Seul point d’ombre à ce tableau : le financement de la LGV, précisément du tronçon Tours Bordeaux. Unanimement les militants présents ont désavoué le vote de l’assemblée régionale auquel le groupe front de gauche a participé, car il permettra au groupe privé Vinci d’empocher 102 millions d’euros provenant de la région pour construire et exploiter ce tronçon pendant plusieurs dizaines d’années.

Il s’agit bel et bien d’une privatisation d’un ouvrage public !

Toutefois les élus du Front de gauche ont obtenu une mise à plat de ce dossier pour la suite.
Dans la discussion qui a clôturé ces deux heures de rencontre, a été mis en avant la nécessité que les régions qui sont quasiment toutes à gauche, ne cèdent pas sur des budgets d’austérité . Car tout le monde en est convaincu : ensemble, nous pouvons faire reculer le gouvernement.

André GREDER