En annonçant la suspension de l'éco-taxe, le Premier Ministre a pris la seule décision possible face à la situation induite par la cristallisation des mobilisations et des tensions. Pour autant, l'éco-taxe ne doit pas être rejetée par principe.

Sa mise en œuvre doit s'inscrire dans une réflexion globale sur la transition écologique des territoires, par le développement du ferroutage, la relocalisation et la transformation des modes de production et de distribution.

Cette annonce ne répond cependant pas à l'ensemble du malaise et de l'exaspération qui s'expriment aujourd'hui en Bretagne. La suspension de l'éco-taxe n'apporte aucune réponse à la situation de l'agroalimentaire et à la multiplication des fermetures d'usines qui touchent directement les salariés bretons.

Ce dont ont besoin nos concitoyens, c'est de perspectives de changement à gauche. Le gouvernement doit cesser cette politique à la petite semaine faite d'annonces et de reculades successives. La France a besoin d'un gouvernement de gauche solide et non d'un "Exécutif girouette".